Ma fiche de départ pour… L’Inde!

Fiche de départ - Inde

Quand : de 3 à 5 mois, à partir de janvier 2018

Préparatifs spécifiques:

Je prendrai un visa valide un an avec entrées multiples (182 $). J’attends la mi-mai pour entreprendre la démarche, juste au cas où je déciderais de rester là-bas jusqu’à mon retour. Je dis ça parce qu’en 2006 aussi je devais aller ailleurs après l’Inde (Thaïlande et Vietnam), mais je suis restée stallée là-bas à la place.  

Aussi, ce sera mon troisième voyage en Inde. Donc j’y ai mes repères, en quelque sorte. Ce qui fait que je ressens moins le besoin de me préparer à tout casser avant d’y aller.

J’ai quand même feuilleté un guide sur l’Inde du Sud, région que je connais peu.

Par contre, mon guide de vadrouille personnalisé (Mon quoi?) pour l’Inde est vraiment moins élaboré que celui des autres destinations de ma sabbatique. Quelques notes à propos de quelques endroits, sans plus.

Littérature et cinéma :

Je le répète, j’aime beaucoup lire des auteurs provenant des lieux que je visite (ou des livres s’y déroulant). Même chose pour les films. Avant de partir ou sur place, c’est un exercice qui permet de mieux comprendre la culture, la façon de penser, les enjeux du pays, les préoccupations sociales... Et après la visite, cela permet de se replonger dans l’atmosphère des lieux.

Des romans et des films qui se passent en Inde ou écrits/réalisés par des Indiens, j’en ai lus/vus un char pis une barge. Pour n’en nommer que quelques-uns…

Livres

L’auteur indien Salman Rushdie est l’un de mes auteurs favoris. Shalimar le clown (2005), Les Enfants de minuit (1981)… Des bonbons plein d’imagination.

Shantaram (2003), de Gregory David Roberts, auteur australien. J’ai trouvé ce roman autobiographique absolument trépidant. Je l’ai lu là-bas en 2006 et je l’ai relu récemment (ce que je fais rarement). Et je me croyais de retour à Mumbai dans mon salon.

Holy Cow! : An Indian Adventure (2002), de Sarah MacDonald. Dans ce roman autobiographique, une journaliste australienne raconte ses démêlés avec l’exaspérante Inde. Pas le coup de foudre, disons! C’est un roman humoristique qu’il fait bon lire quand on a expérimenté l’aventure indienne.

Les fabuleuses histoires d’un indien malchanceux qui devient milliardaire (2005), de Vikas Swarup (roman qui inspira le film Slumdog Millionaire). J’ai adoré.

Une simple histoire de famille (2001), de Rohinton Mistry. Beaucoup aimé.

Loin de Chandigarh (2005), de Tarun J. Tejpal. Excellent roman.

The Art of Joyful Living (1989), de Swami Rama. Un livre qui fait du bien.

Etc., etc., etc.

En attente de lecture dans ma liseuse : Le Râmâyana, un classique de la littérature indienne, A Guide To Health (1921), de Gandhi, Meurtre dans un jardin indien (2008), de Vikas Swarup, Intouchable: une famille de parias dans l'Inde contemporaine (2002), de Narendra Jadhav, deux ouvrages philosophiques et spirituels de Jiddu Krishnamurti, L’Équilibre du monde (1995), de Rohinton Mistry et Stories from Tagore (1918), de Rabindranath Tagore. Etc.!

Films

Gandhi (1982). J’ai vu ce film un peu avant de partir en Inde en 2009. Il y a une scène terrible dans le film où des manifestants pro Gandhi se retrouvent coincés dans un parc entouré de murs et ils s’y font massacrer, implacablement, par les soldats du règne britannique. Cela se passait à Amritsar en 1919. Je suis tombée par hasard sur ce parc et le petit musée commémoratif qui s’y trouve à ma dernière visite. J’en ai pleuré d’émotion.

Salaam Bombay! (1988) Excellent (et dur) film.

Lion (2016). Superbe film, très touchant.

Slumdog Millionaire (2008). Super!

The Darjeeling Limited (2007). Formidable! Je ne résiste pas au réalisateur Wes Anderson…

Bienvenue au Marigold Hotel (2011). Léger.

J’ai aussi vu plusieurs films de Bollywood, dont j’oublie les noms.

Etc., etc., etc.

Itinéraire et plan de match:

[MISE À JOUR 2017-06-07]

Étant donné que je ne vais plus retrouver ma mère à Cuba, mais en Thaïlande, les chapitres Sab kuch milega (Tout est possible) et Parole d’expert sont désuets. Toutefois, je compte bien tester la théorie Yulair du « deux mois avant le départ » pour l’achat de mon billet allant du Népal à la Thaïlande.

Sab kuch milega (Tout est possible)

S’il y a une chose que j’ai retenue à propos de l’Inde suite à mes précédents séjours, c’est que prévoir un itinéraire est une perte de temps! Je pars donc avec une liste de lieux qui me tentent et tout le reste sera vécu au jour le jour.

Ce que je sais pour le moment, c’est que j’arriverai en Inde fin novembre depuis le Népal (par bus ou train). J’y arriverai quelques jours avant de repartir vers Montréal (en vue de mon escapade à Cuba avec ma mère qui commencera le 28 novembre). Je sais aussi qu’après Cuba, je souhaite retourner en Inde, soit vers le 6 décembre 2017.

Mais, est-ce que je partirai à Montréal depuis Delhi ou Kolkata? Et à mon retour, est-ce que je débarquerai à Delhi ou Mumbai? Cela reste à déterminer. Parce que j’ai décidé de prendre un wild guess sur ce coup-là...

Parole d’expert

C’est qu’il y a quelques temps, j’ai assisté à des conférences sur le voyage appelées Nomad Talks (organisées par Nomad Junkies, un site de routardes québécoises que j’aime bien). Bref, l’une de ces conférences (très intéressante) portait sur comment acheter des billets d’avion le moins cher possible. Elle était donnée par le fondateur de Yulair. Selon sa théorie, le meilleur moment pour acheter des billets moins chers serait exactement 2 mois avant le départ. Selon lui, à ce moment-là, les tours opérateurs qui n’ont pas vendu les places qu’ils avaient réservées sur les vols doivent les libérer pour ne pas payer de frais aux compagnies aériennes. Ainsi, de nouveaux billets se rendent alors disponibles sur le marché.

J’ai donc décidé de tester cette théorie. Le timing est bon pour le faire parce que, de toute façon, les vols Inde-Montréal sont vraiment chers. Alors, le pire qui puisse m’arriver, c’est que la théorie foire et que je sois obligée d’acheter un aller simple à prix d’or vers Montréal. Quant au retour, je trouverai bien une façon plus ou moins économique, quitte à passer par n’importe quelle ville américaine, européenne ou asiatique avant de me rendre en Inde. Après tout, j’aurai 6 mois devant moi et toute la latitude du monde pour le faire.

Par contre, si la théorie se valide… Yééééééééé!!! Et je pourrai utiliser ce truc pour le reste de ma vadrouille (et de ma vie!). N’empêche, j’admets que de voir les prix monter, monter, monter et monter depuis quelques semaines génère une certaine angoisse... Mais je garde la foi! (Gulp!)

Idées dans l’air

Pour en revenir à mes moutons, il y a différents endroits où j’envisage d’aller, en Inde.

Par exemple, il y a Darjeeling. C’est une petite ville dans les montagnes où l’on trouve des plantations de thé (A nice cup of tea, my Dear? Avec un nuage de lait, je dis.). Je pourrais peut-être m’y rendre depuis le Népal et en profiter pour prendre le trop mignon Toy Train. On dit que le panorama est spectaculaire depuis ce train.

Autre possibilité : une petite vite à Agra. Est-ce que ce sera lors de ce 3e passage que je finirai par voir le Taj Mahal? SUSPENSE…

Aussi, si j’ai envie d’une deuxième dose d’Himalaya après le Népal, je pourrais retourner dans l’Himachal Pradesh, que j’avais beaucoup aimé en 2006 (McLeod Ganj, Bhagsu). Cette fois-ci je pourrais aller à Kullu, Manali, Shimla...?

Parmi les endroits où j’envisage de retourner, il y a également la belle Mumbai.

Mais mon objectif principal en retournant en Inde, c’est de découvrir le Sud du pays. Je pense surtout à Goa, Gokarna et le Kerala. Et pourquoi pas le Tamil Nadu!

Mes chakras sont ouverts pour accueillir l’inspiration... 😉

Per diem (hébergement + nourriture) :

(Ma façon de le calculer?) Je me suis mis un per diem allant de 18 $ à 30 $ selon les régions. Par contre, si je me fie à mes expériences passées, je vivrai avec largement moins que ces montants. Parce que comme pour les voyages précédents, je compte me loger la plupart du temps dans des guesthouses (minables) à 5 $. Et puis on mange très bien partout pour quelques roupies.

Mes attentes :

Être une fois de plus exaspérée par ce pays impossible!!! Trop de bruit, trop de monde, trop d’odeurs, trop de circulation, trop de sollicitation, trop chaud, trop de chiens errants, trop de pollution, trop de pauvreté, trop de crasse, trop d’arnaques, trop de poussière, trop d’indigestions, trop de regards insistants et sans gêne, trop de déchets partout, trop de marchandage, trop d’attente, trop de douches sans eau chaude, trop de bouses à éviter...

Être une fois de plus émerveillée par ce pays exaspérant!

Ressentir à nouveau cette impression d’irréalité en regardant autour de moi (Je suis DANS le documentaire…!?).

Me délecter à chaque repas et être forcée d’émettre des bruits (Hum! Hum! Hummmm!).

Discuter avec des gens de partout dans le monde et rencontrer plein de beaux weirdos comme je les aime.

Donner un sale coup dans ma réserve de capsules de charbon végétal activé...

Avoir de la misère à quitter le pays pour poursuivre ma vadrouille vers l’Asie du Sud-Est et pleurer dans l’avion à mon départ, encore une fois.

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