Pudeur, insécurité et… amitié!

Aujourd’hui, j’ai annoncé sur Facebook l’existence de mon blog. Il est vrai que j’avais prévu de le faire un peu plus tard et que c’est par un concours de circonstances que j’ai décidé spontanément de le faire aujourd’hui. Puis bon, il fallait bien que je l’annonce un jour ou l’autre de toute façon.

Mais au-delà du timing, ce que je n’avais pas prévu, c’est ma réaction. Tout au cours de la journée, des parents, des amis, des connaissances, des collègues, des inconnus, aussi, se sont abonnés à mon blog, m’ont fait des commentaires, ont liké ma page Facebook. Et cela m’a tellement fait plaisir! Après tout, c’est pour être lue que j’ai créé mon site.

Par contre, en même temps, j’ai ressenti un grand vertige. Comme si je réalisais tout à coup que plein de gens allaient lire mes textes, les juger... J’assume parfaitement ce que j’écris. La question n’est pas là. Mais, ce que j’écris, c’est très personnel. C’est à propos de mon passé, de ce que je vis, de qui je suis… Tout à coup, je me suis sentie d’une infinie pudeur.

Et puis je me suis mise à paniquer, juste un peu (!) :

SHIT!!! Mon infolettre sort le vendredi et j’ai plein de nouveaux abonnés, mais je n’ai pas encore publié d’article cette semaine!!! Et si les gens sont déçus??? Et si mes articles ne sont pas intéressants??? Et si j’écris trop vite et que je fais plein de fautes???Et si personne ne me suit??? Et si j’en dis trop??? Et si je suis trop vague??? Et si je reçois un bill du fédéral parce que j’utilise trop de québécismes et une amende du provincial parce que je glisse trop de mots en anglais???

Bref, j’ai été submergée par une grosse vague de frousse. Et j’ai disjoncté.

Heureusement, ce soir, j’ai été ramenée à la surface par l’amitié (Merci tellement, Édith! xxx). Ouf!, j’étais vraiment en train d’oublier l’essentiel, moi là...

De un, si je raconte mes péripéties sur mon blog, c’est d’abord pour me faire plaisir à moi. Parce que j’adore ça, écrire. J’aime ça mettre des mots sur ce qui se passe, sur mes pensées. J’aime ça reprendre la même phrase 25 fois pour qu’elle reflète exactement ce que je pense, ce que je ressens ou ce que je vois. Ou juste pour qu’elle sonne mieux.

Et (surtout), de deux : les gens qui m’aiment, m’aimeront anyways.

Alors, calmos, la vadrouilleuse! Et vive l’amitié!

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