Singapour swing

Un pop corn avec ça?

Le vol de San Francisco à Singapour durait 16 heures. Rien pour m’effrayer : je suis super patiente en transport. En plus, United proposait un choix de films et de séries télé intéressant, alors je me suis d’abord claqué le dernier Almodovar, Julieta. Puis, je me suis concocté un festival Harry Potter en écoutant les 3 derniers films de la série. Pour finir, j’ai regardé plusieurs épisodes de The Big Bang Theory. Alors, non, je n’ai pas trop dormi!

Un zombie débarque en ville

Je suis arrivée à Singapour vraiment brûlée à 6 h du matin, mais je ne pouvais pas prendre possession de ma «chambre» avant 14 h. J’ai mis des guillemets à chambre parce que je dors dans une petite capsule-dortoir d’auberge de jeunesse (le 13, c’est chez moi. Et comment on sait qu’on est devenu une vieille femme? Quand on a l’air ridicule à grimper dans sa couchette!).

Portée par l’adrénaline, je suis partie explorer les alentours. Et j’ai tout de suite compris que j’avais sous-estimé les charmes de Singapour. J’étais enchantée à chaque coin de rue! Et tout à coup, je tombe par hasard sur un cinéma. Révélation! Relaxer devant un film en attendant mon lit : TELLEMENT. En plus, ils passaient Despicable M3 (j’adore ces films!). Ce qui est drôle, c’est qu’on choisit son siège au cinéma quand on achète son billet. Comme au spectacle. Et pour le pop corn, on a le choix entre le salé ou le sucré.

Après le film (qui était très drôle), j’ai pu rentrer à l’auberge, prendre une douche bénie et crasher dans mon lit. J’ai dormi pendant plus de douze heures! J’avais du rattrapage à faire, on dirait… J’ai recommencé mon exploration de la ville le lendemain. 

Suer en beauté

Singapour est une surprise. Elle est tellement plus belle que ce à quoi je m’attendais! Je marche en nowhere dans les rues et je vais d’émerveillement en émerveillement. Même la chaleur accablante ne vient pas à bout de mon enthousiasme. Singapour est épatante à visiter. Mais quelle chaleur dégoulinante d’humidité! En deux secondes, tu te retrouves en sueur. Pas trop le choix d’abdiquer et de faire la paix avec le fait que pour les prochains jours, je serai gluante. Heureusement, il est facile de trouver des spots climatisés pour se rafraîchir au besoin (c’est-à-dire très, très souvent!).

Malgré la chaleur, je me sens bien. Formidablement bien. Je suis super relaxe. 

Mon seul désagrément, c’est mon coup de soleil, souvenir de la parade de dimanche passé, qui prend du temps à guérir. Il faut dire qu’il fait tellement beau soleil tout le temps et que ma peau n’a pas de répit (pour une fois, j’aurai bien pris 1 ou 2 jours de pluie!). Mais bon, là j’en suis au stade de pleumaison intensive. Me voilà donc avec un joli petit nez rose (comme mon chat). Yé (ou pas)!

Pour m’épargner un peu, je sors gambader le matin, puis je reviens à mon auberge le midi. Je prends une douche et je lave mes vêtements, puis je relaxe au frais tout l’après-midi. Je retourne affronter la touffeur singapourienne vers 18 h (Il me semble que là je pourrais entendre ma belle James me dire : «Bon plan, Jacques!»).

Exit Mademoiselle Pissou

Vu aujourd’hui : un jeune type de 25 ans qui marchait avec un iPhone dans chaque main, les regardant un puis l’autre avec frénésie, le tout avec une cigarette au bec! J’ai pensé : «Quel stress!!!» Et cela m’a fait réaliser que d’habitude, quand je pars en voyage toute seule, c’est l’occasion pour moi de recommencer à fumer. La nervosité de me retrouver en terrain inconnu, je pense. Mais cette fois, il semble que ce soit différent. En tout cas jusqu’ici. Pour une raison que j’ignore, JE N’AI PAS PEUR. Alors je ne cherche pas à combattre mon anxiété en grillant un clou.

Exit le comptable

Avant de partir, je m’étais dit que, pendant mon voyage, je ferais le suivi de mes dépenses quotidiennes, question de savoir quelle portion de mon argent va en bouffe, en logement, en achats, en activités ou en transport. L’affaire, c’est que… c’est plate en ta! Je ne sais pas si plus tard une petite bulle de comptabilité éclatera dans mon cerveau, mais pour le moment, je n’ai que des bulles d’indiscipline et de carpe diem. 

Ah oui, et comme je le soupçonnais dans mes attentes par rapport à Singapour, pas facile de résister à des envies de magasinage dans cette ville. D’ailleurs, je ne l’ai pas fait! Bien quoi? Il me fallait bien quelques vêtements de plus, non…? (Mais pas de souliers, Isa! Ça, c’est non! Pas de sacoche non plus : tu arrêtes d’y penser!) Bref, ça discute fort à la haute-direction… Et ça sent l’imminente virée au bureau de change! Parce que j’ai déjà dépensé presque tout mes dollars singapouriens et qu’il me reste encore 3 nuits ici.

Imaginez une année…

Cela fait seulement une semaine que je suis partie : incroyable! J’ai vu tellement de choses pendant cette courte période. Il m’est difficile de concevoir tout ce que je pourrai découvrir pendant toute une année. Sérieusement, je suis submergée de gratitude. J’en reviens pas que ce soit ça, ma vie, cette année! Je savoure tout ce qui s’amène et je suis condamnée au sourire à perpétuité.

Pour finir, quelques photos. Mais j’en ai mis beaucoup plus sur mon compte Instagram (isabelle_en_vadrouille).

 

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Francine
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Francine

Quelle belle vie tu fais. Sois heureuse belle Isabelle. 👍