Canggu, Bali

L’épopée en tape-cul

Le 26 juillet, je quittais mon paradis de Pemuteran pour me diriger vers Canggu (prononcer Tchangou). Putu, la jeune femme qui s’occupe des gens au Mango Moon, m’a fait une accolade en me disant au revoir. J’ai trouvé cela touchant.

Pour me rendre à Canggu, je devais d’abord retourner à Gilimanuk avec le bus local (30 minutes). Aux dires du personnel de l’hôtel, je n’avais qu’à attendre sur le bord de la route. Le prochain bus s’arrêterait en me voyant plantée là avec mon sac à dos... Un peu incertaine, je me dirigeai donc vers la route en me demandant bien combien de temps il me faudrait attendre. Surprise! J’ai à peine eu le temps de déposer mon sac qu’un minibus cabossé m’embarquait. L’épopée augurait bien. 

Il faisait bon et le bus roulait toutes portes et fenêtres ouvertes. Dehors, le paysage était encore plus beau que dans mon souvenir et je ne pouvais pas m’arrêter de sourire. J’ai vu plein de singes le long de la route et aussi plein de gens à moto transportant des ballots de foin ou de branchages (comment ils font pour rouler avec ça???). Chemin faisant, le chauffeur s’est arrêté devant un temple hindou et il s’est agenouillé pour prier (c'est l'homme au t-shirt rouge). Ensuite, il s’est fait bénir et a reçu une offrande pour les dieux, qu’il a placée sur le tableau de bord du bus. Only in Bali…

À Gilimanuk, je devais prendre un autre bus local jusqu’à Denpasar (durée estimée, 3 h; durée réelle, 4h). La route était particulièrement cahoteuse. Ah que je me suis faite brasser! Et tout le long, cette pensée profonde qui m’habitait : «Pourquoi je n’ai pas mis mon soutien-gorge de sport?».

Cette fois encore, le chauffeur s’est arrêté à un temple pour se faire bénir et prendre une offrande aux dieux pour le bus . Et cette fois encore, le bus roulait toutes portes et fenêtres ouvertes. Sauf que plus le temps passait, plus il faisait froid. Et puis il s’est mis à pleuvoir (ma première vraie pluie depuis mon départ le 24 juin!). Malgré les frissons et les cahots, j’ai passé mon temps à dévorer la route des yeux. Elle longeait tantôt des rizières, tantôt la mer, puis des villages, des villes. Wow!

Une fois à Denpasar, j’ai sauté dans un taxi jusqu’à mon hôtel à Canggu (15 minutes).

Coup de coeur

Canggu est une petite ville du côté sud de l’île de Bali donnant sur l’océan Indien et réputée pour le surf. J’ai eu un vrai coup de cœur pour l’endroit. D’abord, j’étais vraiment bien à mon hôtel. Une grande chambre conditionnée avec télé et frigo, une piscine et une formidable cuisinière sur place. Pour des pinotes, j’ai mangé tous les jours une assiette de fruits, des omelettes ou crêpes succulentes et j’ai bu de délicieux jus de fruits frais. Et le frigo dans la chambre, c’est vraiment pratique, ne serait-ce que pour conserver des provisions d’eau, de jus et de Bintang, la bière locale.

Alors le jour de mon arrivée, je cherchais une épicerie pour acheter des trucs et je me suis renseignée auprès d’un jeune Balinais. Il a répondu : «I come with you. It’s free!» et on a sauté sur sa moto. L’épicerie était à 1 minute, mais j’ai apprécié le geste!

Aussi, Canggu est un endroit plutôt relaxe, axé sur quelques étroites rues principales bordées de temples hindous, de petits hôtels, de restos, de bars et de boutiques. Pour la première fois depuis mon arrivée en Indonésie, j’y ai croisé une foule de touristes. Je dirais même que 2 motos sur 3 étaient occupées par des touristes. D'ailleurs, à mon hôtel, j’ai fait la connaissance d’une jeune Russe et d’un couple d’Américains avec qui j’ai eu le plaisir de bavarder.

Face à l'océan Indien

Mais ce qui m’a surtout séduite, c’est l'océan. Mon hôtel était à quelques minutes de marche de la plage. Dès que j’y ai mis les pieds, cela a été le coup de cœur instantané. Des vagues tellement impressionnantes!

Sur le sable, plein de monde, mais pas assez pour que ce soit désagréable. Au contraire, c’était très agréable: le festival du six-pack bronzé (et je m’en suis mis plein les yeux). Tout le long de la plage, des petits bars-restos proposant des chaises ou des poufs. On pouvait passer la journée confortablement installé sous un parasol en sirotant une eau de coco, un jus de fruits ou une bière froide. 

J’y ai passé presque toutes mes journées. À m’émerveiller devant la puissance de la nature, à observer le défilé des passants, les enfants qui jouent, les surfeurs et le bonheur des chiens.

Parce qu’il y avait là-bas, une quantité phénoménale d’heureux chiens qui passaient la journée à se courir après, à flirter joyeusement avec la mer, à se rouler dans le sable. C’était vraiment chouette de les regarder aller. De mon côté, j’ai eu droit à la visite surprise d’un trop mignon chiot qui a sauté sur ma chaise et s’est couché contre mon flan pour se faire flatter une petite minute. J’ai fondu.   

Canggu 2, le retour?

Bref, j’ai dans l’idée de peut-être revenir à Canggu après l’Australie. D’abord, parce que j’ai hérité d’un rhume de minus suite à mon trajet en tape-cul sous la pluie et le froid. Ce qui fait que je me suis contentée de faire des allers-retours hôtel-plage, plage-hôtel pendant mon séjour, sans explorer les lieux plus avant.

(Heureusement, j’avais apporté dans ma trousse de santé des comprimés contre le rhume. Je ne peux que me féliciter de ne pas les avoir retirés du sac, comme cela m’a tenté, parce qu'ils sont expirés depuis mars 2016! Toutefois, je peux vous assurer qu’ils étaient toujours parfaitement efficaces. Et ils m'ont vraiment sauvée parce que j’ai pu profiter quand même de mes journées sans me moucher constamment.)

On fait la vague!

Mais surtout, si je pense y revenir, c’est pour les vagues. Elles sont tellement fortes qu’elles rendent la baignade comme un jeu d’adresse un peu terrifiant (et maintenir son bikini en place ajoute un degré de difficulté à l’exercice!). Mais quel spectacle époustouflant à contempler! Je traînais chaque fois mon livre pour rien : j’étais fascinée par la puissance de l’océan et je ne pouvais pas le quitter des yeux. 

Par contre, je ne trouve pas que les photos (ou les vidéos) rendent bien le grandiose de la chose. En voici tout de même quelques-unes. Pour en voir plus : Instagram.

Un mois de vadrouille

Cela fait plus d’un mois que je suis partie, maintenant. Ma mère commence à s’ennuyer (ou en tout cas, à le dire, quand on se parle sur Skype). J’admets que j’aimerais bien, le temps d’une journée, passer chez elle pour la prendre dans mes bras (et aussi mon chat!). Pour autant, je ne peux pas dire que je m’ennuie de la maison. Pas encore, du moins.

Depuis mon départ, je suis portée par la curiosité et l’envie d’apprendre. Et je suis toujours dans la découverte de paysages plus beaux les uns que les autres et à faire de nouvelles expériences. Je sais qu’un moment viendra sans doute où je ressentirai le besoin de me tremper dans le familier et de retrouver mes repères. Mais pour l’instant, j'ai le sentiment d'être EXACTEMENT à ma place, ici, dans ma vadrouille (sur mon X, comme la Poune!). Et je n’échangerais ma place contre rien au monde!

Où est-ce’ tu t’en vas avec tes skis? 

Et bien ma prochaine destination sera Nusa Lembongan (nusa = île). Le 31 juillet, je prendrai le bateau vers cette petite île au sud-est de Bali. J’y passerai une semaine. Cette île est réputée pour ses eaux claires, son sable blanc et pour la plongée. Si mon rhume veut bien me sacrer une petite patience, je pense que ce serait l’endroit idéal pour m’initier au snorkeling. Yé! 

À bientôt pour d’autres aventures!

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Danielle
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Danielle

J’ai toujours hâte de te suivre dans ton périple et je suis très heureuse de constater que tu vis ton rêve et que tu es heureuse…. beaucoup de bonheur et prends bien soin de toi.