Sanur, Bali

The show must NOT go on!

Le 18 août, je grimpais dans un minibus privé (shuttle) en direction de Sanur. À bord, dix touristes, dont quatre Français qui venaient de faire connaissance. Ma voisine de siège était l’une d’entre eux. Pendant tout le trajet, mademoiselle s’est donnée en représentation. Son show, un monologue, s’intitulait: «Je parle VRAIMENT trop fort et je suis FOLLE de moi!». Durée: presque 3 heures, sans reprendre son souffle, sans entracte. Ma critique du spectacle: TA GUEULE!!!!!! Hahaha!

Premières impressions 

À Sanur, mon gîte est super joli et le personnel est gentil. Ma chambre est confortable, climatisée et j’ai un frigo.  D’ailleurs il tombe bien, le frigo, parce que la ville est plus luxueuse que les autres endroits où je suis allée à Bali. Par conséquent, les restos sont plus chers. Alors je fréquente les épiceries et je me fais des provisions de fruits, de jus, d’eau, de nouilles ramen (vraiment meilleures que chez nous), etc. Et grâce à mon petit bidule chauffe-eau électrique et mon verre rétractable en silicone, je me fais aussi du thé. 

À propos de la ville, je dirai d’emblée que je regrette d’avoir réservé toute une semaine ici. Disons qu’après la douce vibe d’Amed, le contraste est un peu lourd. Parce que qui dit ville, dit trafic. Qui dit luxe, dit cher (et comme ce n’est généralement pas à 20 ans qu’on est plein de cash, je dirai sans exagérer que plus de la moitié des voyageurs sont de 55-65 ans par ici. Je suis une gamine, ici, au lieu d’un quasi-dinosaure!). 

Et finalement, qui dit lieu touristique, dit aussi sollicitation. Alors à Sanur (comme c’était le cas à Gili T), quand un habitant du coin me salue, c’est un préambule pour m’offrir ses services de taxi, me faire visiter sa boutique ou bouffer dans son resto. C’est correct, cela fait partie de la game. Mais cela me fait sentir touriste! Et je préfère de loin me sentir vadrouilleuse. 

Jolie Sanur

N’empêche, c’est vraiment joli, Sanur. La ville est en bord de mer, le sable est doré et plusieurs belvédères, tels des bras de pierres, s’avancent dans l’eau. J’aime bien m’y assoir au couchant. J’observe les petits crabes à la carapace bleu-vert qui se promènent sur les pierres à mes pieds. Dans l’eau jusqu’à la taille, des pêcheurs profitent des dernières lueurs du jour pour remplir leurs paniers. En face à l’horizon, on aperçoit l’île Nusa Lembongan. Et sur la gauche, un grand volcan. Puis le ciel prend des couleurs… Beau!

Une fois, une femme m’a abordée. Une Américaine du Rhode Island, accompagnée d’une jeune fille balinaise. On s’est mises à jaser. Elle me racontait qu’elle étudie ici les langues et cultures indonésiennes et y fait du bénévolat auprès des jeunes. À plusieurs reprises au cours de notre discussion, elle a mentionné «my church», disant que c’est son église qui lui permet d’étudier ici et tout. Avant de me quitter, elle m’a remis un feuillet : Awake! On s’imagine être à l’abri du recrutement des Témoins de Jéhova sitôt sorti de sa maison le dimanche matin… On se trompe! Haha!

Longeant la plage, un chemin piétonnier pavé bordé d’hôtels de luxe, de restos, de cafés, de kiosques et de boutiques. Il y a aussi un petit marché de vêtements et d’objets. C’est très agréable de s’y promener et le chemin se poursuit sur au moins un kilomètre, sinon plus.

La rue de mon hôtel est aussi agréable. On y retrouve un enchaînement de boutiques chics (ou pas tant que ça), de restos chers (surtout), d’hôtels de luxe et de petites guesthouses, d’épiceries, de salons de beauté, de bars… 

 

Comme pour tous les autres endroits visités, il faut aller sur mon site Instagram pour voir plus de photos et des vidéos.

Aubergiste, à boire! 

Un soir, j’entre dans un resto-bar appelé Randy’s. Je commande un gin fizz (on voit clairement que je suis en phase cocktail-testing ces temps-ci! Cela dit, ils ne sont pas tellement moins chers ici, soit 7-8 $. C’est la bière qui est pas chère). Puis je regarde le menu… Oh surprise! À la carte, poutine et pâté chinois! Je lève les yeux et, sur le mur derrière le bar, une pub de bière Canadian. En musique, Shanya Twain... Sans m’en rendre compte, j’avais mis le pied dans un repère de castors! Je n’ai pas osé essayer les plats de chez nous, par contre. Une poutine sans vraies frites de casse-croûte ni fromage en grain? Un pâté chinois sans ketchup Heinz? C’est clair que ça ne pouvait être que décevant!

Pour en revenir aux cocktails, c’est vrai que j’aime bien en essayer différents, ici. J’en ai bu un qui s’appelait Illusion (triple sec, vodka, liqueurs de coco et de melon, jus de lime et d’ananas et curaço). Il était beau à regarder, passant du jaune au bleu. Mais comme son nom l’indique, il faisait juste semblant d’être bon! Le même soir, j’ai aussi testé le Cosmic Colada (pina colada + cordial à la lime). Celui-là était bon, mais j’avoue que je suis repartie du bar avec la jambe molle! Oups…

 

Miroir, miroir, qui est la plus belle?

Les soins de beauté sont vraiment pas chers à Bali.  Alors j’en profite. À Pemuteran, massage d’une heure (15 $). À Gili Trawangan, massage d’une heure (12 $). À Amed, pédicure avec vernis (8,50 $ ). Et comme je ne trippe pas tant que ça sur Sanur, j’utilise mon temps pour me faire bichonner un peu tous les jours. Une journée, un massage de 90 minutes (10 $). Le lendemain, manucure avec vernis (9 $). Le surlendemain, traitement hydratant à l’avocat pour les cheveux incluant massage de tête et d’épaules (9 $). Le jour d’après, facial (7,50 $). 

Mais j’y pense… Me voilà qui porte bikini, robes et qui fréquente les salons de beauté… Ah bien mosus! Est-ce que je serais en train de me transformer en fille???

Quand même, une précision au sujet des massages s’impose. Parce que j’en ai reçus trois jusqu’ici et je remarque une constante. Ceux-ci sont pas chers, c’est vrai, et cela fait toujours du bien d’en recevoir un. Par contre, il y a une immense différence entre massage et massothérapie. 

Ici, les massages pas chers sont donnés par des mains vigoureuses qui connaissent les mouvements à faire et qui les exécutent. Il n’y a pas d’intention thérapeutique dans les gestes, pas d’énergie communiquée par la masseuse et pas d’écoute des tensions du corps de la victime, euh, du client. Une massothérapeute, quand elle rencontre un nœud de tension sur son client, va délicatement, patiemment, tenter de le dénouer. La masseuse, elle, va juste lui rentrer dedans sans même s’apercevoir de sa présence (ni de la crispation de la victime, euh, de la cliente).

Et ce ne sont pas les mêmes standards de confort et de «zénitude» dans les « spas » d’ici. Les employées s’interpellent en donnant les soins et aucun effort n’est fait pour diminuer le bruit ambiant (et les clients ne sont pas plus subtils à ce niveau). Ma masseuse de Gili, quant à elle, m’a lancé quelques gros rots d’ail à la figure… 

Bref, ce n’est pas cher, oui. Mais cela manque parfois de… finesse! Hahaha!

Bonnets d'âne 

Bon. Je suis une femme intelligente, mais des fois… ça ne paraît pas pantoute!

Bonnet d’âne #1. À Gili, je repoussais de jour en jour ma corvée de lavage. (Ah que je suis paresseuse des fois!) Résultat: j’ai dû porter mon bas de bikini pour m’en aller vers Amed, à défaut d’avoir une culotte propre sous la main. Sauf qu’en arrivant, j’ai plongé dans la piscine pour me rafraîchir… Ma première journée à Amed, je l’ai donc passée «commando»!

Bonnet d’âne #2. Premier jour à Sanur, je passe au guichet retirer des roupies et… j’y laisse ma carte!!! (Shit! Shit! Shit! C’est un bonnet double, ça, Isa!) J’ai appelé la banque quand je m’en suis aperçue et aucune transaction frauduleuse n’a été faite sur mon compte (la machine l’a sûrement avalée après quelques secondes). Mais me voilà donc sans carte de débit. 

Heureusement, je venais de retirer des roupies. Puis il me reste aussi quelques centaines de USD pour les urgences et j’ai déjà quelques dollars australiens. De toute façon, en Australie, il sera facile de payer partout avec Visa. En Indonésie, toutefois, c’est plus compliqué parce qu’il faut souvent payer comptant, même les «gros montants» pour l’hébergement (sauf dans les villes riches comme Sanur ou Kuta, où Visa est acceptée presque partout. Ça tombe bien!). J’imagine qu’au Népal, ce sera un peu la même chose. Alors éventuellement je devrai faire des avances de fonds avec ma carte de crédit (et les régler tout de suite en faisant des virements via le site web de ma banque). 

Il va falloir que je me débrouille comme ça jusqu’au 9 novembre, date à laquelle ma mère me retrouvera à Bangkok, ma nouvelle carte en main. Pas grave : c’est l’aventure!

Grand-maman...

Une très triste nouvelle est arrivée jusqu’à moi, à Sanur. Ma belle grand-maman, à 92 ans, s’est envolée… Que j’ai pleuré! Je suis d’autant plus triste de ne pas pouvoir assister à ses funérailles avec ma famille. 

Ce qui me réconforte quand même, c’est de savoir que plusieurs de ses proches étaient avec elle la veille de son décès. Et que ma mère, son aînée, est restée avec elle toute la nuit, à lui parler, à la cajoler. Puis qu’à son dernier jour, sa petite-fille, ma cousine Émilie, a passé quelques heures avec elle, à lui parler d’amour et à lui chanter des airs qu’elle aimait.

Même si grand-maman ne réagissait plus, les deux derniers jours de sa vie, je suis certaine qu’elle était consciente de la présence de ses proches et qu’elle les entendait. Cela me réconforte de savoir qu’elle a dû s’éteindre le cœur gonflé d’amour, bercée par la voix d’êtres aimés et aimants. 

De mon côté, à défaut d’être présente aux funérailles, j’ai écrit un texte qui sera lu pour moi par ma cousine. J’espère que, de cette façon, ma voix sera entendue par grand-maman, elle aussi, pour ce dernier hommage.

Repose en paix, grand-maman d’amour. On t’aimera toujours. xxx

Destination finale: Kuta 

Le 25 août, je quittais Sanur pour Kuta. Ce sera donc à Kuta, ville de surf et de party, que je passerai mes derniers jours à Bali avant l’Australie. 

L’AUSTRALIE!!! J’en reviens pas! Je suis toute énervée!

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Marie p lefebvre
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Marie p lefebvre

Un réel plaisir de te suivre, heureuse quand tu écrit , prend soin de toi h