Brisbane, Australie

Qu'on m'apporte ma petite laine! 

Le 29 août, je m’envolais vers Brisbane, Australie. Petit choc à l’arrivée : il faisait frette!!! 10-15 degrés, je dirais. Mais je le savais que ce ne serait pas chaud. Parce qu’ici, c’est la fin de l’hiver. Et honnêtement, après deux mois de suées quotidiennes, je l’attendais avec impatience, cette fraîcheur. Alors une fois le petit choc thermique de l’arrivée passé, c’est avec bonheur que j’ai enfilé mes manches longues et ma veste et enfin libéré ma tignasse de ses élastiques. 

Pour en finir avec la météo, je dirai que pendant mon séjour à Brisbane, matin et soir, il a fait très frais. Par contre, le jour, le ciel était tout bleu et le soleil tout chaud, ce qui fait qu’on était bien en t-shirt. Mais je gardais toujours ma veste pas loin parce qu’un petit vent frisquet traînait aux alentours.

Brisbane à pied

Brisbane est une jolie petite ville tranquille située dans l’État de Queensland. Je passerai une semaine à en parcourir les rues à pied. La ville est «spic and span», un peu fancy, avec de beaux immeubles. On y trouve des rues piétonnes, comme Queen Street, où s’enchaînent boutiques et restos allant du shack à burgers à la bijouterie Cartier. Que ce soit clair : on ne vient pas ici pour le night life! Le soir venu, j’avais l’impression de marcher dans une ville fantôme. Mais pendant mes promenades d’après-midi, j’ai croisé plusieurs endroits de la ville avec des chansonniers live dans les rues. 

Aussi, j’y étais pendant le Brisbane Multicultural Festival. Sur une place publique, des kiosques de trucs gratuits étaient installés : massage sur chaise, dessins au henné, etc. + une banque australienne donnait des sachets de jujubes, des stylos, des casquettes…  Je me suis donc fait masser (yé!) et j’ai pris une casquette. Le timing était parfait parce que je venais juste de donner la mienne à la fille qui m’a conduite à l’aéroport de Kuta (elle la trouvait belle et j’ai voulu la remercier). Bien sûr, j’ai aussi pris des jujubes (mais est-ce que c’était même nécessaire que je le spécifie?).

Sur la même place, une scène y était montée pour présenter des spectacles gratuits. Il y avait aussi des gens costumés pour promouvoir le festival. Des danseuses brésiliennes toutes en plumes et longues jambes, une famille hawaïenne (chemises hautes en couleurs et colliers de fleurs).

Le même jour, sur une autre place, des kiosques d’artisanat et de nourriture. J’y ai mangé de délicieux dumplings.

Brisbane sur l'eau

La Brisbane River longe la ville et un ferry public gratuit la navigue. Il s’arrête à de multiples endroits de la ville et de ses banlieues. C’est un long parcours agréable et relaxe qui donne accès à de belles prises de vue sur Brisbane et ses nombreux ponts. Fait intéressant, j’ai appris que cette rivière (fleuve?) change de direction quatre fois par jour! Tous ces mouvements des eaux remuent donc le lit de la rivière, ce qui explique pourquoi son eau est brune.

J’ai également appris que le développement de la ville est relativement récent. Un vaste projet d’urbanisation et d’aménagement de son rivage n’aurait débuté que dans les années 70. Avant cette période, le rivage était envahi par la végétation et personne ne voulait s’en approcher, par peur des serpents et des araignées. Parce que l’Australie fourmille de ces bestioles et héberge parmi les espèces les plus dangereuses au monde! Mais suite à ce grand projet de défrichage et d’urbanisation, les propriétés les plus chères bordent maintenant la rivière. 

De l’autre côté de la Brisbane River, on trouve South Brisbane. Une belle esplanade en longe la côte et une plage publique (artificielle) y a été aménagée. Il y a aussi là-bas la Rain Forest Trail. C’est un petit trajet sur pilotis qui se faufile à travers un boisé. Chouette!

Bon, je me relis et je me fais l’effet d’un soporifique guide touristique… Excusez-la!

Brisbane et les gens

Ah que je trouve donc les Australiens sympathiques! 

Le premier jour, je cherchais le quai pour prendre le ferry public. Je me renseigne auprès d’un vieil homme assis sur un banc. Il se lève d’un bond, me sacre une bine sur l’épaule et dit : «Come on!». Et il m’a accompagnée jusqu’au quai. Trop fin! Après, sur le ferry, l’homme assis à mes côtés m’a donné plein d’idées de choses à faire. 

Mais ce n’est pas tout. Plus tard, je m’arrête dans un café pour commander (oh coïncidence) un café. Quand la serveuse m’a remis ma monnaie, j’ai pris un instant pour l’examiner (je n’étais pas encore familière avec les dollars australiens). La jeune femme s’est alors mise à me jaser et je lui ai expliqué que je venais de débarquer le jour même. On a discuté quelques minutes et avant que je parte, elle m’a donné un morceau de gâteau au chocolat. Bienvenue en Australie!, que je me suis dit.

Et puis la façon dont les caissiers/serveurs t’abordent, à l’épicerie ou dans n’importe quel commerce, est chaleureuse. On te sourit et on te dit quelque chose comme «How are you?» ou «How is it going today?» ou «How is your day?». Puis ils sont patients, ils prennent le temps de te servir. Par exemple, une fois j’ai acheté une carte pour faire des appels internationaux dans un genre de dépanneur. Bien le monsieur a pris le temps de m’expliquer comment la faire fonctionner dans les téléphones publics (on en trouve partout en Australie), même s’il y avait des gens derrière moi. 

J’ai aussi eu le plaisir de revoir deux fois Anka, l’Allemande rencontrée à Amed, pendant mon passage à Brisbane. Elle est vraiment gentille. La première fois, on est allé souper dans un pub. On partageait une longue table avec d’autres personnes et, encore une fois, les Australiens de notre table étaient super sociables et inclusifs avec nous. Et très mignons, aussi…

Brisbane et la faune

L’espace de mon auberge à Brisbane était clôturé. Il fallait ouvrir une porte grillagée pour y entrer et en sortir. Le jour de mon arrivée, j’ai remarqué que sur la porte il était indiqué de refermer la grille en tout temps. C’est là que j’ai vu deux gros oiseaux, genre dindes, sur le terrain. J’ai pensé : «Ah, c’est parce qu’ils ne veulent pas que leurs dindes s’enfuient.» Après deux semaines passées en Australie, je peux maintenant vous dire que ce n’était pas pour ça pantoute. Parce que ces oiseaux, qu’ils appellent bush turkey, sont PARTOUT dans le Queensland! Je pense que la pauvre femme du Québec qui a été traumatisée par la «grosse dinde nwère» qui a pissé sur son couch tomberait en dépression nerveuse par ici! Note: la photo est floue et la dinde a les deux pieds dans le sable de Byron Bay, ma prochaine destination, mais bon, il faudra faire avec.

Dès le premier matin, ce qui m’a frappée c’est qu’on entendait plein d’oiseaux chanter, mais que c’était toutes des nouvelles tounes pour moi! C’est logique, après tout. Chaque espèce a son chant, alors puisqu’à peu près tous les oiseaux d’ici sont différents, il est normal que leurs chants ne me soient pas familiers. Quand même, cela me fait encore curieux de les entendre (et ils sont très bavards!). Je passe mon temps à tendre l’oreille. Voici quelques spécimens rencontrés à Brisbane. 

 

Autres bestioles que je croise partout : des lézards. Pas des petits geikos comme on voit partout en Asie, mais des lézards d’une trentaines de centimètres au minimum. J’ai même assisté à une bagarre entre deux d’entre eux. Et puis un soir que je sortais de mon auberge pour fumer une clope, au moment où la lumière automatique s’est allumée dehors, je suis arrivée face à face avec l’un d’eux (il était juché sur un muret). On a fait un maudit saut tous les deux! Il a ouvert sa gueule et m’a craché dessus en sortant la langue (un peu comme un chat) avant de s’enfuir. Mais comme je suis en Australie, cela aurait pu être tellement pire : un serpent venimeux. Sérieusement, je scanne le sol des yeux non-stop dès qu’il y a un peu de verdure où je marche!

 

Et puis je suis tombée sur cette petite bête non identifiée un de ces jours. Visiblement, elle est rendue au paradis des petites bêtes non identifiées et c’est un peu macabre de ma part d’avoir pris cette photo. N’empêche, elle est plutôt cute et c’était une belle occasion de la regarder de près. Mais c’est quoi, au juste?

«Frenche et roule!», dit-elle

C’est cher, l’Australie. L’hébergement, les restos, l’épicerie : tout est plus cher que chez nous. Et le contraste avec l’Indonésie est percutant. La seule chose économique, c’est le vin. On trouve ici des bouteilles à 4$. Je me suis gâtée plusieurs fois depuis mon arrivée parce que je n’avais pas bu un coup de rouge depuis mon départ en juin. C’est que le vin coûte la peau du cul en Indonésie (rien vu en-dessous de 37$ la bouteille).

Mais la chose la plus absurdement chère en Australie, c’est les cigarettes. J’ai été assez nounoune pour recommencer à fumer en Indonésie où un paquet = 2,50$. J’arrive ici et je demande au gars de l’épicerie un paquet de leurs plus cheap menthols. J’ai eu le souffle coupé quand il m’a dit : «25 dollars». «REALLY?!», j’ai répondu, mes yeux lui lançant des WTF!  Je venais de comprendre pourquoi autant de monde se promène avec son paquet de tabac à rouler dans le coin. Alors je m’y suis mise aussi. 

Ce soir-là, je jasais sur Messenger des Australiens et du prix du tabac avec ma chum Marie (Hey tounesse! Xxx). Sa conclusion : «Frenche et roule!» Well, it sounds like a plan! 

Isabelle en tournée

Pendant mon séjour à Brisbane, je suis partie deux fois avec des tours d’une journée ou demi-journée. 

Une fois, j’ai pris un bateau vers le Lone Pine Koala Sanctuary (croisière, koalas et kangourous au programme).

Une autre fois, je suis partie en excursion à Moreton Island (glissades sur dunes de sable et snorkelling au programme).

Mais ces aventures, je les raconterai dans mon prochain article!

À pluche!

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Mathieu
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Mathieu

J’adore ta plume ma lune, continue a croquer de cette belle planète.

Le frisé

Marie-Claude Dufour
Invité
Marie-Claude Dufour

Rien de précis à dire, mais je voulais que tu saches que je te lis avec gourmandise et que je guette avec impatience chacun de tes récits! Merci de partager ça avec nous!

johanne
Invité
johanne

j’aime te lire, toujours aussi intéressant, bisous xxx