Kuta, Bali

Taxi payant

Le 25 août, j’ai pris un taxi pour me rendre à Kuta parce que la distance est très courte entre Sanur et Kuta. Le chauffeur m’a proposé de ne pas mettre le compteur en marche (à cause du trafic, you know) et de me charger 300K roupies (30$). Heureusement, je m’étais renseignée auprès des gens de mon hôtel avant de partir et ils m’avaient dit que la course coûterait entre 100K et 150K (dépendamment du trafic, justement). Alors j’ai refusé. Il a proposé alors 250K et j’ai encore refusé, insistant pour qu’il parte le compteur. Et on a croisé quelques bouchons, en effet. Mais à mon arrivée, le compteur indiquait 153K. Je suis contente d’avoir tenu mon bout.

Et là je dis «à mon arrivée», mais dans les faits, mon chauffeur ne savait pas où était la rue de mon hôtel et il m’a déposée sur un coin de rue en me disant qu’on y était. Les petites rues sont souvent mal indiquées, à Bali, et je l’ai cru. Après m’être renseignée, j’ai appris qu’il m’avait laissée à 10 minutes de marche de l’hôtel. Ma maison sur mon dos, je me suis mise à marcher sous le soleil tapant tout en gardant le sourire. Heureusement, après quelques mètres seulement, un bon samaritain m’a prise en stop sur sa moto et m’a conduite à bon port.

Grosse dose de bonne humeur 

Le jour de mon arrivée, mon ami de Amed, Yogi, allait à Denpasar, pas loin de là, pour acheter une nouvelle guitare. Après, il m’a rejointe à Kuta. On a sauté sur son bolide et il m’a fait découvrir une plage paradisiaque à une vingtaine de kilomètres de là, Uluwatu. Pour accéder à la plage, déserte, il faut y descendre par un escalier abrupte depuis une haute falaise. Comme il était déjà tard, on s’est contentés d’observer le paysage du haut de la falaise. Mais ces lieux étaient d’une telle pureté! Et d’une beauté époustouflante.

Au retour, on s’est arrêtés pour acheter du nasi campur dans un kiosque de rue. Le nasi campur, c’est une boule de riz accompagnée de légumes, de noix, de piment, de poulet, de tempeh, de tofu ou autre. Les Indonésiens le mangent souvent pour le petit déjeuner. C’est cela qui m’était servi le matin à mon hôtel de Malang (voir l’article pour des photos). Là où on les a achetés ce soir-là, ils étaient emballés par portion dans une feuille de bananier maintenue fermée par des brindilles de bois. Et ils étaient succulents!

 

La soirée s’est passée à boire de la bière, à rire et à discuter sans fin. Et Yogi a étrenné sa nouvelle guitare. C’est trop drôle de l’entendre prendre sa grosse voix pour chanter du Johnny Cash (dont il a le visage tatoué sur un de ses bras!) ou du Elvis (un fan). Et puis, en plus du gros fun qu’on a ensemble, chaque rencontre avec Yogi est un échange culturel. Il est très attaché aux traditions de son pays et l’écouter en parler est toujours enrichissant. Et comme il s’intéresse aussi à comment cela se passe chez nous, cela nous permet de comparer nos modes de vie.

Après la semaine empreinte de tristesse que je venais de passer à Sanur suite au décès de ma belle grand-mère, cette journée pleine de soleil, de complicité et de rires m’a fait le plus grand bien.

Le lendemain midi, Yogi a repris le chemin d’Amed et moi je suis partie à la découverte de Kuta. 

Pourquoi Kuta?

Je suis venue à Kuta pour la seule et unique raison que c’est de là que je prendrai l’avion vers l’Australie. J’étais sûre de détester cet endroit. C’est une ville super touristique, bruyante, très populaire auprès des jeunes, qui y viennent pour le surf et pour foirer. Je savais que ce ne serait pas mon genre du tout. 

Si j’ai choisi d’y passer quand même quelques jours, c’est dans le but de me préparer en vue de l’Australie. Peut-être acheter, par exemple, un pantalon plus chaud étant donné que ce sera la fin de l’hiver là-bas et que le temps y sera peut-être frais. Et puis j’ai réservé ici une chambre confortable dans un hôtel avec piscine. Quelques jours de repos seront bénéfiques avant d’arriver à Brisbane, où je risque de gambader non-stop à la découverte de la ville.

Kuta, c'est non! 

deuxième jour de mon arrivée, donc, je suis partie explorer les lieux. Je m’étais peut-être trompée à propos de cette ville, après tout. En vérité, c’était encore pire que je pensais! Haha! Je me suis rendue à la plage, qui n’est même pas jolie et où la mer a l’air polluée. Du monde partout, du bruit et la sollicitation pour visiter des boutiques ou acheter des breloques, des souvenirs, se faire masser, name it! est continuelle. On n’y fait pas trois pas sans être interpellé par un vendeur quelconque. J’y suis restée moins de dix minutes avant de reprendre le chemin de l’hôtel, où j’ai flâné au bord de la piscine.

Quand même, il y a une chose que j’ai vraiment aimée à Kuta: ses couchers de soleil. Depuis la plage, on voit le soleil à l’horizon disparaître doucement dans l’océan Indien. C’est très beau. 

 

Et puis j’ai aussi apprécié qu’une employée de l’hôtel propose de me conduire gratuitement à l’aéroport. Il était à seulement 10 minutes de moto, mais cela m’a évité de prendre un taxi. 

La tête dans le sable

Suite à mes deux mois en Indonésie, j’en suis venue à la conclusion que, sauf exceptions, je ne suis clairement pas une fille de plage. Même si j’adore marcher dans le sable à la recherche de trésors marins échoués et malgré la beauté du paysage, je m’ennuis vite, assise sur le rivage. 

Ce n’était pas le cas à Canggu, par contre. Parce que l’océan était tellement impressionnant qu’à chaque vague je me demandais s’il allait déborder encore un peu plus loin et tout ramener à lui. Je guettais le tsunami! C’était fascinant. Mais m’assoir sur ma serviette et regarder les douces vagues, même si l’eau est turquoise et le paysage sublime, au bout de 10 minutes, je trouve ça plate en tabarn…! 

À Canggu, en plus des vagues impressionnantes, il y avait tous ces heureux chiens qui couraient partout, ces surfeurs, ces baigneurs bravant l’océan en poussant des cris. L’ensemble donnait un bon show! À Amed, j’aimais observer les gens du coin qui s’y rendent à la tombée du jour, les pêcheurs, les étoiles. Et puis toutes ces soirées à discuter en bonne compagnie. À Sanur, il y avait des pêcheurs, des crabes et des oiseaux marins pour me divertir. Mais à Lembongan ou Gili Trawangan, la mer est calme et il ne se passait rien d’intéressant sur la plage (que des touristes bronzant ou nageant). Alors je ne m’y attardais pas trop.

Bref, pour me plaire, il faut que la plage ait du panache! Qu’elle m’offre un spectacle à observer.

La belle au bois dormant 

Dans mon sac, une des choses les plus importantes prend le moins de place et ne pèse pratiquement rien : mes bouchons! Je ne sais pas comment je pourrais m’en sortir sans eux. Parce qu’ici, les murs sont en carton. En plus, il y a souvent des ouvertures vers l’extérieur dans le haut des murs. Alors on entend tout. 

Dans les petits endroits tranquilles, ce sont les coqs qui chantent à n’importe quelle heure (ou des genre de tourterelles qui ont du coffre!). Et partout des chiens qui aboient, des motos et des voitures qui passent… Sans compter les gens (ah, les gens!). Surtout ici, à mon hôtel de Kuta. Ils sont sur le party et ils gueulent quand ils reviennent de foirer. Alors pour dormir, ça prend des bouchons.

Ode à mon compagnon de route

Mon meilleur ami pendant ce voyage, c’est le wifi. Par contre, il n’est pas toujours super efficace. Parfois intermittant, sujet à des coupures ou juste trop lent. Cela explique en partie pourquoi je tarde à publier des articles sur mon blog, parfois. Quand le wifi est instable, cela me prend un temps fou pour monter un article sur le site. Oh que j’en ai dits des petits mots d’église! Et souvent en séries de deux ou trois! 

Mais ici à Kuta, il est très bien. Alors j’en profite pour télécharger toutes mes photos sur le Web. J’ai tellement peur de les perdre, mes photos, que j’ai plein de clés USB et de cartes mémoires sur lesquelles je les copie aussi. Et je disperse ces supports dans tous mes sacs. Comme ça, si mon sac a dos se perd à l’aéroport ou si on me vole ma sacoche, j’aurai toujours des copies quelque part.

Mais surtout, le wifi me donne l’impression d’avoir encore un pied à la maison. Je suis partie depuis deux mois et c’est comme si c’était hier. Grâce à mon blog et aux réseaux sociaux, je me sens proche de vous en y racontant mes aventures. Et puis vous êtes nombreux à m’écrire. Cela me fait du bien et cela ajoute à cette impression de proximité. Un gros merci à tous ceux qui m’ont transmis des messages. Votre support m’est tellement précieux! Quand j’ai un moment down, je lis vos mots et mon petit cœur s’en trouve tout ragaillardi.

Au revoir, Bali!

Je reviendrai passer un mois à Bali à partir du 19 septembre. À cette période, le plus gros de la masse de touristes sera rentrée chez elle. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’attendre avant de visiter certains endroits très populaires, comme Ubud. 

Pendant mon séjour à Bali, je n’ai jusqu’ici visité que des lieux situés sur ses côtes ou des petites îles. À mon retour, je veux explorer le cœur de Bali. Ubud, Mondok… Je rêve de rizières, de volcans, de temples balinais, de spectacles de danse et de marionnettes traditionnels, de cérémonies hindoues, de forêts. Et si j’ai le temps, j’aimerais retourner à Canggu, et peut-être à Amed.

Mais pour l’instant, place à l’Australie!!! Je capote… 

Des nouvelles de Brisbane bientôt!

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Marie p lefebvre Recent comment authors
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Marie p lefebvre
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Marie p lefebvre

Bravo isabelle, déjà 2 mois , que le temps passe vite , à bientôt