Bali: Lovina et Pulau Menjangan

L'anti-coup de foudre

Pour me rendre à Lovina depuis Ubud, j’ai utilisé un shuttle (3h). J’y passerai du 28 septembre au 4 octobre 2017. Pour raconter mes premières impressions des lieux, je vais reprendre en partie le courriel que j’ai transmis à mon amie Joëlle à ce sujet, parce qu’il donne l’heure juste.

Pas facile, mon premier contact avec Lovina. Le trajet en shuttle était très beau, mais sitôt sortis de la camionnette (même avant de sortir parce qu'un dude est venu ouvrir la porte en criant Welcome to Lovinaaaaa!), plusieurs vendeurs de tours nous attendaient. Ark!

Mais mon hôtel était beau, avec une belle piscine. Ma chambre confortable et jolie. Et l'hôtel donnait sur la plage. L'affaire, c'est que dès que j'y ai mis les pieds, cela a été sollicitation non-stop, avec toujours le même refrain: Where are you from? How long in Lovina? What is your name? Suivi de: If you need laundry... Look at my jewels... See my wooden dolphins... Good price... Please, for good luck! No sells today...

Il y a même un monsieur qui est venu chiâler parce que je n'avais pas voulu acheter un de ses porte-clés dauphins en bois, mais que là j'étais en train de regarder les bijoux de quelqu'un d'autre! Mais je n'avais pas vraiment eu le choix, la vendeuse s'est assise à côté de moi avec sa panoplie. Sérieux, je voulais juste profiter du fucking coucher de soleil, moi! 

Bref, vous aurez compris à mon ton qu’à mon premier jour à Lovina, je me suis vraiment sentie agressée.

Pulau Menjangan

Pour mon deuxième jour là-bas, je me suis booké une excursion de snorkeling à Pulau Menjangan, une île-parc national située au Nord-Ouest de Bali. J’avais l’intention de faire cette excursion quand j’étais à Pemuteran (c’est tout près), mais comme je n’avais jamais fait de snorkeling à ce moment-là, j’avoue que j’ai choké (petite frousse). Mais cette fois, forte de mon expérience exceptionnelle à Moreton Island, je me suis lancée. Et puis c’était quand même proche de Lovina (1h).

Et sérieusement, cela a été ma plus belle journée à Bali! Nous étions un petit groupe de dix, dont un charmant couple et une femme dans la soixantaine, Français, avec qui j’ai sympathisé. Le bateau ne pouvait pas accoster à l’île en raison de la hauteur des coraux et rochers qui l’entourent et de la marée trop basse. Il fallait donc se lancer à l’eau depuis le pont. Étant donné que je ne suis pas une très bonne nageuse, j’ai choisi de mettre un gilet de sauvetage, malgré la légère honte d’être la seule (dont un enfant!) à en prendre un. Après tout, nous étions en eaux trop profondes pour toucher le fond et j’ai préféré me sentir en sécurité.

Cela dit, le snorkeling est devenu mon nouveau sport préféré. Tu te laisses flotter, en te faisant vaguement aller les bras et les jambes, et tu contemples la beauté. Dur à battre! C’est pour cela que cela a clenché mon précédent sport favori : la marche… Bref, l’athlète de l’année, c’est bibi!

Sico Sico!

Mais ce qui a fait de cette journée une expérience mémorable, c’est la quantité incroyable et la diversité des poissons que j’ai pu y admirer. Mettez-vous en tête toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et ajoutez-y le blanc et le noir. Puis, prenez toutes ces couleurs et imaginez-les dans tous les dégradés, allant du pastel au fluo. Maintenant, créez des combinaisons avec certaines de ces couleurs, de n’importe quelle façon. Et finalement, à chaque combinaison de couleurs, ajoutez un design quelconque (rayé, pois, tigré, zébré, uni, bariolé)… Et bien c’est ça que j’ai vu là-bas! La nature a une imagination débridée qui force l’émerveillement.

Des poissons partout, de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les grosseurs. J’ai vu une anguille et un long poisson qui avait l’air d’un bâton avec de gros yeux. J’ai vu plein de ces poissons qui ont l’air gonflés à l’hélium avec de grands yeux ahuris. J’ai vu plein d’étoiles de mer bleues et de concombres de mer. La seule chose que je n’ai pas vue, c’est le temps passer.

Pour ce qui est des photos de cette journée, je n’ai malheureusement pas grand-chose sous la patte, juste deux ou trois prises pendant la traversée en bateau.

Homard mi-cuit, mais heureux!

Sur le chemin du retour, déjà, je ressentais en drôle de picotement à l’arrière des genoux. Je me doutais bien de ce qui m’attendait. Moi et ma peau d’ourse polaire, on venait de passer trois heures sur l’eau… J’avais bien mis de l’écran solaire avant de partir, mais je n’en avais pas remis pendant le lunch (on dit que ça tue les coraux, Chose!). Alors quand je suis arrivée à l’hôtel, je me suis déshabillée et plantée devant le grand miroir sur pied. De face, rien à signaler. Mais de dos… De la nuque jusqu’au chevilles, à l’exception des parties couvertes par le gilet de sauvetage et mon bikini, mon corps avait la couleur de la lave en fusion!

Alors pendant les trois jours suivants, ma vie s’est résumée à peu de choses. Ibuprofènes aux quatre heures et douche froide à toutes les heures suivie d’une application de crème hydratante. Si on m’avait demandé : «Qu’est-ce que tu fais demain?», j’aurais répondu : «Je ne sais pas, mais je le ferai couchée sur le ventre!» J’ai une longue expérience des coups de soleil, mais celui-là battait quatre as. J’avais de la misère à marcher. Pendant ces quelques jours, j’étais Mrs. Roboto!

Donc j’ai lu, lu et encore lu. C’est fou le nombre de romans que j’ai lu depuis mon départ! Pour donner une idée, sur ma tablette qui compte plus de 1000 livres, j’ai commencé par un auteur en A et je me suis déjà rendue jusqu’à Z, pour recommencer un nouveau cycle. Et ce sans compter ceux que j’ai lus à travers de ça sans respecter l’ordre alphabétique.

Dauphins, prise 2!

Un matin à l’aube, je suis partie en bateau pour observer les dauphins. Il y en avait beaucoup, toujours en petits groupes. Il y avait encore plus de bateaux que de dauphins, mais à tout moment, on en voyait une bande sauter hors de l’eau. Et une fois, j’ai eu la chance qu’une de ces bandes le fasse juste à côté de notre bateau. Cela se passe tellement vite que de les prendre en photos, c’est presque impossible. Mais j’ai réussi à capter un court vidéo que je mettrai sur Instagram.

Et Lovina?

Avec ma mésaventure de homard mi-cuit, vous comprendrez que je n’ai pas eu tellement le temps de visiter Lovina comme telle. Je suis pas mal restée à mon hôtel, occupée à panser mes plaies. Mais la veille du départ, je suis allée visiter un beau temple bouddhiste et une source d’eau chaude appelée Air Panar Banjar.

Et puis j’ai vécu deux drôles d’expériences à mon hôtel.

D’abord, ma salle de bain était vraiment jolie. Le sol était couvert de pierres (genre galets) sur lesquelles était placé un chemin de bois. Cela semble très zen, non? Sauf qu’un soir, j’y entre et je découvre une coquerelle sur le plancher. Ouach!!! Fait que je lui ai demandé de s’en aller, question que j’aille pisser, et elle s’est enfuie sous le plancher de bois. Ce qui était bien gentil de sa part. Heureusement, la toilette était munie d’une porte. Alors à partir de ce moment-là, le soir (parce que ces petites bêtes-là se cachent le jour), avant d’entrer dans la salle de bain, j’ouvrais d’abord la lumière puis je brassais le loquet de la porte pendant un instant pour lui laisser le temps d’aller se cacher. Alors, zen, ce décor? Mon oeil!

L’autre étrangeté de l’hôtel tient au fait qu’il était très beau, d’une part. Une superbe piscine, une belle chambre. Et tous les jours, quelqu’un venait créer un design magnifique de pétales de fleurs dans des bols d’eau disposés un peu partout sur le sol. 

Mais d’autre part, il y avait ma tête de lit en bois. Sculptés dans celle-ci, trois panneaux différents et pour le moins… troublants! Sur le premier, une femme est étendue sous des arbres dans une posture qui laisse croire qu’il fait chaud. Sur le deuxième panneau, on la voit une bière à la main avec un large sourire (plutôt inquiétant, le sourire). Mais le troisième, c’est le panneau qui tue! La femme, bouche ouverte, est placée comme si quelqu’un la prenait par derrière! Quelle histoire cette tête de lit raconte-t-elle? Que quand une femme a chaud, elle peut se rafraîchir en buvant de la bière et finir sa journée en en se faisant baiser? Un bijou de mauvais goût…

Cap sur les montagnes!

Ma prochaine destination, c’est Munduk, un village montagnard. Mais j’en parlerai dans mon prochain article!

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La tête de lit :O