Thaïlande: Kho Phi Phi et re-Bangkok

Les aventures mère-fille continuent: Kho Phi Phi

Après quelques jours à Bangkok et à Krabi, la destination suivante visitée avec ma mère pendant les deux semaines passées ensemble, c’était l’île Kho Phi Phi. On y est allé en bateau depuis Krabi (1h30).

La beauté de cette île est saisissante! À notre arrivée («Ah que j’ai chaud!», dit-elle), on a lunché en contemplant cette vue :


Sur l’île, on ne trouve que des ruelles piétonnes. Pour le transport des trucs (bagages, denrées, matériaux, etc.), les gens de la place utilisent des charrettes qu’ils poussent à l’huile de bras (voir photo).

Mais ce qu’il est important de savoir à propos de Kho Phi Phi, c’est que cette île est 100% touristique. Dans toutes les ruelles, on ne trouve que boutiques de souvenirs et de vêtements, restos, gîtes et bars destinés aux touristes. Bref, si vous êtes avides de culture thaïlandaise, vous resterez sur votre faim en mosus là-bas! Mais pour profiter sans soucis d’un décor paradisiaque et de toutes les commodités occidentales, par contre, vous êtes à la bonne adresse.

No happy ending

D’ailleurs on avait décidé de se faire bichonner un brin. Alors, on est allé dans un des nombreux salons de beauté de l’île. De mon côté, je voulais un massage. Ma mère, elle, voulait une manucure-pédicure.

Bon. Bangkok est reconnue pour ses salons de massage proposant des «fins heureuses». Ici, pour ma mère comme pour moi, on parle plutôt d’un anti-bonheur! Parce que mon massage, c’était le plus plate et insignifiant de l’Histoire. Et ma mère, elle, est ressortie de là-bas avec des tapons de vernis sur les ongles! Disons qu’on est mal tombée…

Mais ce qui nous a donné beaucoup de bonheur, par contre, ce sont les crêpes thaïes. Hummmmm!

Mon coup de coeur

De mon côté, la beauté des lieux m’a jetée à terre, bien sûr. Mais ce qui a fait fondre totalement mon petit cœur de pomme était poilu et marchait à quatre pattes... Non, je ne parle pas des touristes soûls à la sortie des bars!

Il y a beaucoup de chats en Thaïlande. Mais à KPP (à ne pas confondre avec PKP ou PFK), on passe à un autre niveau. Peu importe où l’on se trouve, il y a au moins un chat dans notre champ de vision. En plus, ils ne sont aucunement farouches ni stressés et ils se laissent flatter. Comble du bonheur, deux poilus avaient adopté notre balcon. J’ai tilté! Une overdose de beauté féline. Dans mon appareil-photo, j’ai autant de photos de chats (sinon plus) que de tout le reste. Je me contente d’en mettre deux ici (une de nos deux petits colocs de balcon et une de ce joli minet venu quémander des caresses à ma mère). Mais je pense que je ferai un album spécial chats, éventuellement.

La mama de tous

Où qu’on aille, les Thaïlandais interpelaient ma mère en disant mama! C’est peut-être la façon habituelle thaïe de s’adresser à une femme d’un certain âge. Parce que dans de nombreuses langues asiatiques, on dira «grande sœur», «oncle» ou «grand-mère», par exemple, à quelqu’un de plus vieux que soi, selon la différence d’âge. Au Népal, on appelle didi (grande sœur) une femme plus âgée que soit.

Je raconte ça parce qu’une journée, on est parties en bateau avec un tour organisé et que toute la journée le guide l’a appelée comme ça.

Mama part à l'aventure

J’ai déjà raconté ma découverte des joies du snorkeling à Bali. Alors j’avais proposé à ma mère d’en faire ensemble en Thaïlande, vu que c’est facile et vraiment trippant. On s’est donc booké un tour guidé d’une journée en bateau incluant la visite de plusieurs endroits autour de KPP et un brin de snorkeling.

Une femme à la mer!

On était une vingtaine dans le même bateau. Le premier endroit où on allait, c’était Long Beach (même île, mais plus loin) pour faire du snorkeling, justement. L’affaire, c’est que le bateau n’accostait pas à la plage. Nous devions sauter dans l’eau par-dessus bord. Enfin, il y avait bien une échelle, mais c’est juste le fun de sauter.

Le problème, c’est que c’était pas le fun pour ma mère pantoute... L’affaire n’avait rien de très cowboy en soi, mais avec ses vieux genoux (et une part de stress), elle a eu toute la misère du monde à débarquer du bateau, malgré l’aide du guide. Et quand elle a finalement sauté, son tuba et ses lunettes ont pris le bord! Ensuite, je l’ai aidée à remettre tout ça en place tant bien que mal en nous faisant brasser par les vagues (on avait des gilets), mais disons que le goût d’essayer le snorkeling venait de lui passer assez raide merci! Surtout qu’à ce moment-là, la seule chose à laquelle elle devait penser c’est : comment je vais faire pour remonter à bord? Et cela n’a d’ailleurs pas été une mince affaire…

Alors quand on s’est arrêtés au deuxième endroit pour une autre séance de snorkeling, ma mère a choisi de rester dans le bateau. Quant à moi, j’ai vu plein de beaux poissons de toutes les couleurs. J’ai même vu un petit requin (pas un mangeur d’hommes, juste une petit requin inoffensif).

La planète des singes

L’endroit suivant, c’était Monkey Beach, une île sur laquelle on voit des singes. Des singes, j’en ai vus un puis un autre dans la vie, alors je suis restée à bord avec ma mère. Et puis on les voyait très bien depuis le pont, de toute façon. Ceux-là avaient ceci de particulier que leurs paupières étaient blanches, presque fluos, et leur donnaient l’air d’être maquillés.

Maya Bay

La destination suivante, c’était Maya Bay (mais je n’y ai pas vu d’abeille). Comme on y passait trois heures, ma mère est cette fois descendue du bateau. Il faut dire que le bateau se rendait presque sur la plage, ce qui en facilitait la descente (et la remontée à bord).

Maya Bay est un site archi-populaire dans le coin parce que c’est l’endroit où a été tourné le film The Beach mettant en vedette Leonardo Di Caprio. Pas étonnant que Danny Boyle ait choisi ce lieu pour tourner son film : c’est magnifique!

Feu d'artifice marin

Le programme prévoyait ensuite une autre séance de snorkeling, mais le ciel s’est tout à coup mis au gris et un orage nous est tombé dessus. C’était quand même le fun de se faire brasser en bateau pendant l’averse. En conséquence, on a aussi raté le coucher du soleil. Mais l’orage est vite passé et on a pu profiter de la dernière activité au programme : un snorkeling à la tombée de la nuit pour voir le plancton. C’est que dans cette région, si l’on s’agite sous l’eau, le plancton qui s’y trouve réagit en s’illuminant!

Alors t’es là, sous l’eau, tu ne vois rien à rien, mais tout autour de toi, quand tu agites les bras et les jambes, des milliers de petits points scintillants apparaissent soudainement! Étrange spectacle! Heureusement, ma mère a quand même pu voir ça depuis le pont.

Leçon de théâtre

De retour au quai, ça a été tout un aria pour faire descendre ma mère du bateau. Parce qu’on devait descendre l’échelle jusque sur la plage (donc enjamber l’échelle, la descendre, puis sauter au sol). Mais les gens sont tellement fins… Cela a pris un temps fou, mais avec l’aide du guide, dans le bateau, et d’un touriste, qui l’a attrapée dans l’échelle et l’a déposée sur la plage, elle a réussi à descendre.

Alors le guide s’est écrié : «You did it, mama!» et tout le monde a applaudi!

Ma mère, quant à elle, a attrapé le touriste par le cou, lui a fait un gros câlin et lui a sacré un bec sur la joue!

Ça, ça s’appelle une sortie de scène, mes amis! Hahaha!

Bye le sud!

Après Kho Phi Phi, on est retourné à Krabi pour une nuit. À notre hôtel, on a rencontré un Canadien de Victoria d'une cinquantaine d'années, Paul. On s'est mis à jaser et finalement, il s'est joint à nous pour le souper. Ah le délicieux poisson qu'on a mangé là!

Le lendemain, on reprenait l’avion vers Bangkok. À ce stade du voyage, on n’en revenait pas à quel point le temps avait passé vite. Plus que trois jours avant le départ de ma mère…

Train-train quotidien

À Bangkok, nous avons réservé un autre tour organisé. Au petit matin, un minibus est passé nous prendre à l’hôtel. D’abord, il nous amenait voir le train market. Ce marché a ceci de particulier qu’il se déploie en bordure d’un rail de chemin de fer. Quand le train arrive (lentement), un appel est lancé et tout le monde doit se replier vers des endroits sécuritaires. Certains marchants doivent déplacer leurs marchandises pendant le passage du train. C’était très intéressant à voir.

Ça flotte, ça flotte...

Ensuite, on allait visiter le marché flottant Damoen Saduak. C’est un lieu hautement touristique mais je dois dire que c’était très intéressant à voir ça aussi. «Ah que j’ai chaud!», dit-elle, bien entendu.
De là, on partait en pirogue pour une brève navigation à travers les canaux des environs. Le long des canaux, des maisons sur pilotis ayant pignon sur… eau! Très joli.

Avoir royalement chaud

Vous avez peut-être remarqué que j’ai (très, très subtilement) mentionné à quelques reprises que la madame avait chaud?

L'avant-dernier jour de son voyage, nous sommes allé visiter le palais royal. Le palais, ce n’est pas un palais dont on visite l’intérieur. C’est une large place composée de divers temples et bâtiments plus beaux les uns que les autres, mais où l’on se promène dehors.

Sauf que l’endroit est bondé de touristes exaspérants qui t’empêchent de marcher librement. Personnellement, je luttais contre des envies de mordre! Ce qui n’aide pas, surtout, c’est que le soleil y tape dur. On a sué comme des cochonnes. Hé, domino, que les femmes ont eu chaud!

Deux poutines sans Vladimir, siouplaît!

Pour nous récompenser, on est allé au Bangkok Poutine. C’est le resto de Bruno Blanchet et de sa femme. On était très curieuses de voir ça. De mon côté, je bavais d’anticipation à l’idée de me claquer une bonne poutine. Et puis, sans gagner de prix culinaire, elle était plutôt satisfaisante, je dois dire.

Dans le resto, les murs étaient tapissés de lettres de voyageurs saluant les joies de la poutine et rendant hommage au «p’tit bonhomme pas d’cou». On y a mangé notre poutine sur des airs de Jean Leloup, des Colocs… Mais pas de trace de Bruno, sauf sur une grande affiche au mur.

Je le redis, pour vous bidonner en lisant des récits de voyage farfelus et inspirants, garrochez-vous sur La frousse autour du monde du dit Bruno. Quatre tomes de plaisir.

Maman? C'est finiiiiiiiii! (oups! peut-être pas le meilleur timing pour ce titre-là...)

Le 24 novembre, ma mère reprenait l’avion. Je ne ferai pas semblant que notre bout de voyage ensemble a été parfait. On a traversé quelques soubresauts, pour dire ça comme ça. Mais pas plus que d’habitude, en fait.

Par contre, j’étais très émue de la laisser à l’aéroport. Trop émue pour lui dire au revoir avec des mots. Je l’ai serrée fort dans mes bras et je suis partie. Après quelques mètres, je suis revenue sur mes pas, je l’ai serrée à nouveau et je suis repartie.

Ma belle maman,

Quel courage de venir me retrouver comme ça, toute seule, au bout du monde. J’en suis encore toute admirative. Merci d’être venue. Ça m’a fait tellement de bien de te voir et de te prendre dans mes bras.

Et puis sans toi, je ne serais jamais allée voir Krabi et Kho Phi Phi.

Et heille! Je n’aurais eu personne avec qui me chicaner, en plus! 😉 (Mais c’est pas grave parce qu’on s’aime très fort, hein? Merci de ta patience, m’man.)

En attendant de nous revoir en mai, on se retrouvera comme d’habitude sur Skype, ok?

Je t'aime!

Isabelle xxx

P.S. La prochaine fois, rendez-vous à la Baie James! Il fera moins chaud… 😉

Bangkok en solo

Après le départ de ma mère, il me restait encore un jour à Bangkok. Je suis allée au MBK Center, un immense centre commercial. Tout le long, je pensais juste que ma mère aurait adoré cet endroit et je regrettais qu'on ne l'ait pas découvert ensemble.

Le lendemain, je prenais le bus pour le nord du pays, direction Chiang Mai. Enfin, j’ai vraiment failli le rater, ce bus! Mais cette mésaventure, je la raconterai dans mon prochain article.

À bientôt!

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Isabelle en vadrouilleNicolle Charpentier Recent comment authors
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Nicolle Charpentier
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Nicolle Charpentier

Isabelle ton récit et tes photos m’ont fait pleurer…….J’attends chaque semaine de te lire….c’est un plaisir de te suivre encore et encore……
Merci de ta générosité…..bonne route…