Dharamsala (quartier McLeod Ganj)

Entre Bhagsu et McLeod Ganj (mon cœur ne balance pas pantoute, mais mon pied s’y rend joyeusement!)

La route qui mène à McLeod Ganj depuis Bhagsu est très agréable à marcher. Sur un peu moins de deux kilomètres, on longe une route à flanc de montagne. On y a des vues superbes sur Bhagsu, sur les montagnes et les vallées environnantes et sur McLeod Ganj, le quartier touristique de Dharamsala.

Puis la route est bordée de grands conifères et on y voit plein d’oiseaux de proie bruns (faucons?). En cours de route, on croise aussi quelques vendeurs itinérants de vêtements (Merci, vieux monsieur, pour ma belle tuque bleue à 2$!), de souvenirs et plusieurs kiosques de momos. (Super ouach, tes momos, gentil monsieur au kiosque vert! Sans rancune!)

McLeod Ganj (ou le quartier dont on ne doit pas prononcer le nom sous peine de rire nono)

McLeod est aussi grouillante de trafic, de monde et de bruit que l’est Upper Bhagsu de calme et d’oiseaux. Le contraste est dur sur le système les premières minutes (tout comme les suivantes, d’ailleurs!). Mais de temps en temps, j’aime y faire un tour. Ne serait-ce qu’un prétexte pour contempler la route chemin faisant, m’arrêter pour un chai ou une assiette de momos, puis reprendre la belle route pour rentrer.

McLeod est aussi parfaite pour traîner dans les boutiques. D’ailleurs, je sens que ce ne sera pas de tout repos de résister à l’artisanat tibétain. Et parlant des exilés, j’ai découvert un autre plat de la cuisine tibétaine, le thanthuk. Je dirais qu’en gros, c’est une soupe de légumes avec des morceaux de pâte à momos dedans. Délicieux.

Aussi, il y a à McLeod un musée du Tibet (et de sa conquête chinoise). Je l’avais visité en 2006 alors je n’y retournerai pas cette fois. Mais je me souviens à quel point j’avais été touchée par ma visite. C’est pourquoi j’insère ici cette photo prise à l’époque dans un resto. Cette affiche raconte une partie bien sombre de l’histoire tibétaine. À vos mouchoirs!

Virée dans le quartier

Je n’ai pas tant de choses à raconter à propos de McLeod. C’est un quartier composé de quelques rues étroites facilement paralysées par les bouchons de circulation (parce que deux voitures de front y passent de justesse, ou pantoute).

On y trouve plein de restos et de boutiques à souvenirs. Rien d’étonnant ici, si ce n’est que la plupart des boutiques vendent des trucs liés à la culture tibétaine plutôt qu’indienne. (Alors ces beaux cahiers de mandalas à colorier que l’on voyait partout à Pushkar, je ne les trouve plus ici. J’aurais donc dû en acheter un ou deux avant de quitter ma belle du désert! Tant pis.)

Aussi, un majestueux temple bouddhiste trône au centre du quartier.

Et à l’horizon, les spectaculaires montagnes environnantes… Quoi de mieux qu’un rafraîchissant fresh lemon soda dégusté en terrasse pour s’extraire du bruit de la rue et se détendre en contemplant la vue.

Fresh lemon soda. Soda, jus de citron et sel. Jamais rien bu d’aussi désaltérant. J’ai découvert le truc en 2006. Depuis, je m’en fais à la maison, l’été (quand j’y pense). On sert aussi une version sucrée de ce breuvage, mais c’est la version salée qui deviendra l’oasis inespérée de votre gorgoton aride.

Également, le monastère hébergeant le dalaï-lama s’y trouve. Mais l’endroit est banal en apparence. On le visite surtout pour tenter d’apercevoir le maître spirituel ou pour attraper ses bonnes vibrations. Alors au final, à moins de s’y présenter pour assister à l’une de ses allocutions (pour lesquelles il faut s’inscrire à l’avance), on n’y croisera que moines et touristes. J’avais visité l’endroit en 2006, mais cette fois, je me suis contentée de passer devant. Voici quand même la façade de l’établissement.

(Coucou Danielle! J’ai pensé que tu serais peut-être déçue de ne pas voir un selfie intitulé «DL and me, having a chai». Alors choisis-toi un beau morceau de gâteau pour compenser. Combo A et bouteille de rouge à partager très bientôt, mon amie! Xxx)

Histoire de poubelles: quand le dalaï-lama s'en mêle

En Inde, on voit tous les jours des gens lancer nonchalamment leurs déchets par terre. Cela me défrise un peu chaque fois parce qu’on n’est plus habitués à ce genre de comportements chez nous. Pourtant, il suffit de remonter juste une couple de décennies pour retourner au temps on le faisait nous aussi.

Par contre, autour d’ici, il semble qu’une volonté de changement écologique soit mise de l’avant. Et cette volonté s’exprime de différentes façons.

D’abord, les marchands d’ici ne proposent plus de sacs de plastique. Aussi, chez quelques épiciers, on peut remplir son litre d’eau bouillie et filtrée pour quelques roupies (moins d’un sou), au lieu d’acheter constamment de l’eau embouteillée. Et puis des rondes sont organisées dans les sentiers montagnards afin d’y ramasser les ordures. (Comment quelqu’un peut-il penser même une milliseconde, au milieu d’un paysage si beau, à laisser ses cochonneries derrière lui? Cela me dépasse complètement.).

Mais surtout (et c’est la raison pour laquelle j’aborde le sujet), l’engouement écologique de Bhagsu et de ses environs s’exprime par l’art. Le street art. Ainsi, sur certains murs de Bhagsu et sur la route entre Bhagsu et McLeod, l’art affiche sa couleur, le vert. Et il s’est trouvé tout un porte-parole…

À ma santé!

Ouin bien… J’ai vieilli. Voilà mon constat.

Mon corps commence à l’échapper. C’est correct. Je veux dire, à choisir entre décrépir et mourir : Go down, my beautiful boobies! Go all the way down, my darlings!

Ce qu’il y a, c’est que toutes sortes de petites choses (un peu plates, disons-le) se manifestent dans mon corps. Et je sais bien que cela ne va plus s’arrêter de débouler. Alors je suis parfois frustrée de me sentir perdre peu à peu de mes capacités, dans l’impuissance la plus totale. (Oui, oui, comme tout le monde, je le sais. Je me doute bien que je ne suis pas en train de vivre une expérience mondialement unique! Sauf que c’est à mon tour de la vivre, pareil...)

Et puis c’est juste que je suis le genre de personne qui cherche la leçon ou la raison cosmique cachée derrière ses petits malheurs. Mais là, à part une bonne leçon d’humilité, je ne vois pas ce que mes petits bobos de vadrouilleuse vieillissante viennent m’enseigner.

Parmi les signes démontrant que mon corps commence à l’échapper, il y a donc mes articulations, qui prennent feu de temps en temps. Surtout qu’ici, avec le terrain pentu, mes genoux mangent la claque (j’ai mal aux gnous mais mes chevreuils se portent très bien).

(Ma belle doc-requin, je t’ai entendue me juger sur celle-là. T’as tellement bien fait! Hahaha! À très bientôt!!! xxx)

Ou ma vue, qui complique tout quand vient le temps de lire des petits caractères (avance, recule, reviens un peu, ferme un œil, focus, oups un vertige…). C’est tout récent. Des fois je viens tellement en crisse quand je me retrouve incapable de lire ce qui est juste là sous mes yeux! Surtout sachant que, dix minutes plus tôt, je le déchiffrais sans problème.

Triviale poursuite de l'Éternelle Jeunesse

Et plus trivialement, le temps s’en prend à mon apparence. Comme les rides de mon visage, qui sont plus apparentes depuis que j’ai perdu un peu de bajoues. Ou comme ma face fripée du matin (fripée avec deux P, des fois!) qui exige maintenant une petite minute pour reprendre forme humaine. Ou comme ce poil crétin qui se met à pousser où je ne l’attendais pas! Ou comme ma tétine…

J’ai depuis peu une tétine sur le genou. Je la trouve hideuse. J’ai l’impression d’avoir attrapé la maladie de l’homme-arbre! Ce qui est sûr, c’est que je prendrai rendez-vous avec mon médecin au retour pour enlever cette immondice. Acrochordon de mon cul!

Bref, j’ai 42 ans et… Je m’en retourne tranquillement!

Pourquoi je vous racontais tout ça, déjà? Ah oui! Parce qu’une petite vieille, ça raconte ses petits bobos au premier venu. En tout cas, c’est ce qu’elles faisaient dans mon temps… Mais rien n’est plus comme avant. Et puis tout coûte tellement cher aujourd’hui. Heille, on n’a même plus de bonbons à une cenne! Non, il n’y a plus rien de pareil. Puis les jeunes d’aujourd’hui, avec leurs cellulaires, allez savoir quelle sorte de petites vieilles elles feront… Bah, en autant que la météo annonce du soleil et que je ne sois pas obligée de sortir ma petite laine aujourd’hui. C’est tout ce que je demande au bon dieu.

Fin de la scène. Rideau.

Passez donc au balcon

Mes poilus ne sont pas plus sympathiques avec moi qu’avant. Mais tous les jours, ils viennent boire de l’eau fraîche dans le bol que j’ai placé sur mon balcon bhagsounais. Et puis j’ai placé sur le sol un grand fourre-tout en toile épaisse que je n’ai pas l’intention de rapporter à la maison (c’est plus chaud pour le bedon et les pattes que le ciment). L’idée de départ était qu’ils entrent dans le sac (les chats et les sacs!), mais ils viennent plutôt se coucher dessus, la nuit venue, parce que le sac est bien aplati au matin.

Il y a aussi Le Heune qui est revenu faire un tour dans ma chambre. Il a visité partout, a joué avec un foulard, s’est caché un long moment sous le lit. Pendant ce temps-là, je fredonnais une chanson douce pour qu’il se sente en sécurité. Par contre, jusqu’ici, aucun moyen de l’approcher.

Puis je CAPOTE sur mes oiseaux d’ici! J’en découvre tout le temps des nouveaux. Je leur mets maintenant des noix et des morceaux de chapati sur le sol du balcon (en espérant que les grands esprits ne se rencontrent pas!). Il viennent se nourrir chez moi et j’en suis honorée. À commencer par ce petit punk jaune qui était venu m’accueillir à mon premier jour. En plus d’être mignon, il est vraiment drôle parce qu’il annonce ses arrivées avec son chant. Alors je prépare mon appareil (et mon sourire). Et cet élégant dandy, avec sa barbe blanche et son costume carreauté bleu. Puis ce superbe spécimen, portant la huppe avec panache.

Plumes, BBQ et Dalida

Que dire, ensuite, qui soit à la hauteur de la beauté de ces volatiles? Rien pantoute! Je vous laisse donc là-dessus. Repassez la semaine prochaine pour faire un brin de lecture! (Sans aucune obligation de votre part. Et aucun représentant n’ira chez vous.)

À bientôt, les tournedos!

(Tiens, serait-ce l’appel du grill que j’entends, là-bas dans le noir? Ou c’est Gigi l’amoroso? Je ne sais plus...)

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Isabelle en vadrouilleJames-Doc-RequinDanielle Recent comment authors
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James-Doc-Requin
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James-Doc-Requin

Hahaha Jacques, je ne t’ai pas jugé!! Même que j’ai rit fort! <3 Et tu sais quoi? Tu vas avoir amplement mérité un massage à ton retour!! xxx

Danielle
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Danielle

Merci Isabelle! J’ai choisi le petit gâteau avec le parapluie pour faire plus exotique en dégustant mon café et en rêvant d’une autre réalité 🙂 @+ Danielle xx