Et si c’était à refaire…

Vadrouille 2.0

La dernière année aura été l’une des plus belles de ma vie. Un gros bouquet de trépidance et de tripance. Pour autant et, bien que je ne regrette rien de ce qui s’est passé en cours de route, cela ne veut pas dire qu’il n’y aurait pas eu place à quelques améliorations.

Dans mon article, je me demanderai tout haut : « Et si c’était à refaire? »

Bohème organisée?

Avant de partir en vadrouille, j’ai passé plus de deux ans à l’organiser. Vous trouverez d’ailleurs différents articles sur le thème des préparatifs de voyage dans la section Bohème organisée de mon site.

Dans mes préparatifs, j’ai passé de nombreuses heures à colliger des informations sur différentes destinations potentielles. Par exemple, en plus de m’informer sur les destinations où je suis effectivement allée, j’ai passé nombre d’heures à monter des dossiers sur des pays que je n’ai pas visités, au final. Comme l’Afrique du Sud, le Cambodge, Le Laos, le Vietnam…

« Tout ce travail pour rien… », me dira-t-on peut-être? Tellement pas! Heille, ce sont des connaissances acquises (et la vadrouilleuse veut savoir, elle aussi, Janette!). Puis ce sont d’agréables moments passés en visites virtuelles dans des lieux à découvrir éventuellement, de belles occasions de rêver éveillée. Rien de perdu là-dedans.

Autres préparatifs de vadrouille : choisir son sac à dos et son contenu.

Mon sac à malices

Le mot d’ordre initial : un petit sac à dos (45 L max) et un contenu léger et compact.

En partant, je suis tout à fait satisfaite du choix de mon sac à dos, un Osprey Farpoint 40. Un beau sac solide (mention d’honneur aux zippers robustes et faciles à agripper quand il faut forcer un peu pour fermer), pratique (on peut placer un rabat qui dissimule et protège les bretelles avant de le mettre en soute) et au format idéal pour voyager léger (mais en même temps, il contient beaucoup, ce qui est parfait pour le bourrer de souvenirs sur le chemin du retour).

Les extras, c’est extra

Quoi apporter avec soi quand on part pour un an? J’ai mis beaucoup de temps à réfléchir à cette question avant de partir en vadrouille. Pour lire sur le contenu global de mes bagages (et le voir), reportez-vous à mon article L’affaire est dans le sac dans la section Bohème organisée de mon site. Mais pour le moment, je pointerai seulement quelques items en particulier qui me sont apparus comme des essentiels pour ma vie nomade. Certains de ces items sembleront carrément superflus, mais moi, personnellement, je ne me passerais pas.

Post-it maniac. Pour un pense-bête à coller sur ma tablette ou mon bureau. Pour une liste de courses. Pour la touche de couleur qu’ils ajoutaient autour de moi.

Je note. J’ai toujours un carnet de notes avec moi. Il y a plusieurs années, j’ai reçu en cadeau un beau carnet rouge Pierre Belvédère. Parfait, ultra léger, compact, aux pages détachables. Il a trouvé son plein potentiel en vadrouille, utilisé à toutes les sauces. (Merci encore, Micheline! Xxx)

Dormir dans de la soie. Je traîne mon drap de soie depuis 2006, alors qu’il m’avait été offert par ma mère avant un voyage en Inde. C’est un drap cousu en sac de couchage (sac à viande, dit-on, mais je trouve l’expression louche). La soie rend le drap léger et compact (il se transporte dans une petite pochette). Et il garde chaud s’il fait froid; frais s’il fait chaud. Son utilité tient surtout à ce qu’on ne trouve pas nécessairement de literie dans les gîtes bons marché de certains coins du monde, dont l’Inde. Ou parfois, la literie est douteuse et on est content d’avoir son propre drap entre elle et soi (question de ne pas tomber enceinte, comme dans ma première chambre de Delhi!).

J’avais déjà dû le rapiécer à plusieurs endroits avant de partir et j’ai dû le refaire au moins six fois en cours de route. Mais à partir de Pushkar, il a commencé à se déchirer, inexorablement, le long de la couture. Après 12 ans de loyaux services, il avait le droit! Mais ma vadrouille aura été son dernier voyage : mon drap a fini la course en lambeaux. Et il n'y a aucune figure de style dans l'expression "en lambeaux"! La grande finale dramatique est survenue à la mi-avril en un long déchirement. Je n'ai rien pu faire pour le réanimer. Alors je l'ai enterré (ou pas). (RIP, silky friend!)

J’aime taper. Oui, je l’avoue, j’aime bien me battre (euh?), mais je faisais ici référence au clavier d’appoint que j’ai pris dans mon bagage. Déjà, avec toutes les complications pour venir à bout d’éditer mes articles à chaque semaine (wifi de marde, lenteur, coupures…), s’il avait en plus fallu que je me tape toute l’écriture de mes textes sur le minuscule clavier de ma tablette de 8 pouces, je serais revenue au pays sans plus un poil sur le caillou!

Jamais sans mon thé.  Ma « cuillère chauffe-eau », c’est un indispensable pour les voyages au long cours. D’autant plus que cela pèse une plume. En échange, l’objet m’a fourni réconfort au basilic sacré (tulsi), boost caféiné et chaleur intérieure quand on gelait dehors.  A nice cup of tea, my dear? Oh lovely, darling.

Ziploc. Ça ne pèse rien, ça ne prend pas de place et c’est hautement utile. Parce qu’une bouteille de shampoing qui fuit dans mon sac à dos? Non merci! Des bibittes dans ma chambre? Sans façon. Alors cette bouteille dont je doutais de l’étanchéité ou mon restant de biscuits Oreo, je les plaçais bien à l’abri dans un sac hermétique. (Mais je suis sûre que vous avez démasqué mon mensonge en lisant ces mots. Un restant d’Oreo… Ha!)

Je les aime au cube. C’était la première fois que je voyageais avec des cubes de rangement. Et je ne m’en passerai plus jamais. C’est tellement facilitant! Parce que non seulement tu te cherches moins, mais en plus, quand vient le temps de paqueter tes petits, les cubes permettent de maintenir tes affaires de façon compacte. Si mes cubes ont été mis à rudes épreuves, ils ont quand même toffé la run, bien qu’un peu usés. Dommage pour moi que l’un de mes cubes ait choisi de continuer sa vie à Bhagsu, dans une famille d’araignées…

Foulard workaholic. Tantôt serviette de plage, tantôt cache-totons, petite laine, oreiller ou baluchon, mon grand foulard bleu m’a été de mille utilités tout au long de ma vadrouille. Toutefois, j’ai choisi de le laisser sur place en partant (on s’était tout donné et il était temps de nous séparer). Il a été adopté par une jeune Israélienne, avec qui il poursuit ses aventures internationales.

Santé

Je n’ai pas vraiment eu de problème de santé en cours de route. Même mon transit s’est comporté, sauf exceptions, comme un pro. Rien à voir avec mes premiers voyages en Asie! Je dirais même que cette fois, c’est le retour à la bouffe d’ici qui me donne des troubles. Allez comprendre. Quand même, il y a bien eu deux infections à l’œil, dont l’une pour laquelle j’ai dû consulter un médecin au Népal (avec ma tronche de boxeuse qui a perdu son dernier combat!).

Je ne suis pas du tout pro assurances. Je les ai toujours soupçonnées d’être parmi les plus grandes escroqueries du monde occidental. Je n’ai pas d’assurance vie, je n’ai pas d’assurance logement, je n’ai pas d’assurance auto (ah tiens, je n’ai pas d’auto non plus!). Par contre, je prends toujours une assurance voyage. Pas pour mes bagages ni en cas d’annulations, mais pour la santé et le rapatriement de ma carcasse en cas de pépin (de très, très gros pépin).

J’avoue que cela m’a un peu fait mal au cœur d’en payer la facture cette fois-ci. Mais c’est tellement rassurant de savoir que si jamais tu ne feels pas, tu ne seras pas laissée à toi-même (surtout quand tu voyages toute seule). Alors si c’était à refaire, je reprendrais une assurance.

Quant aux médicaments apportés, je considère que j’ai pris avec moi exactement ce qu’il me fallait, ni plus ni moins. Je n’ai pas utilisé mes antibiotiques, ni mes doses d’urgence contre le paludisme (tant mieux), mais je suis contente de les avoir eus avec moi au cas où. Parce que, comme les assurances, si tu tombes malade et que tu ne les as pas…

Qu’est-ce qu’on fait?

J’ai quitté le Québec avec des idées d’activités à faire dans tel ou tel pays et j’en ai découvertes d’autres en cours de route. Voici, en vrac, quelques améliorations possibles à ce niveau-là.

Avoir su que j’aimerais autant le snorkeling, je n’aurais pas attendu d’être rendue en Australie pour découvrir mon nouveau sport préféré (faire la planche, gigoter légèrement des pattes et contempler la beauté : j’aime le sport!). J’aurais peut-être tripé plus sur Bali si je m’étais lancée dès la première plage, d’ailleurs.

À Ubud, Joëlle, ma nouvelle amie montréalaise rencontrée là-bas, a participé à un atelier de travail de l’argent, d’où elle est ressortie avec un superbe jonc, dont elle avait elle-même créé le design. J’aurais bien aimé faire cette activité moi aussi.

Je voulais faire du parapente à Pokhara (Népal). J’ai raté mon coup. Mais wow, le rafting! Woo-hoooou!!!

Légère déception : ne pas avoir eu le temps de finir mon attrapeur de rêves avant que ça chie entre Sivan (mon prof) et moi.

Je suis venu, j’ai vu, je suis repartu

Ah le fun de choisir des destinations de voyage pour un an! Est-ce que je suis satisfaite de mes choix? Globalement, oui.

Le seul changement que j’apporterais à mon itinéraire serait de passer moins de temps à Bali et plus de temps au Népal (ou n’importe où ailleurs!). Parce qu’après trois mois, j’ai fini par m’y ennuyer et par avoir hâte de quitter l’île. En comparaison, après 3 mois dans la minuscule Pushkar, j’avais conservé tout mon enthousiasme. D’ailleurs, ma réaction face à Bali m’a vraiment surprise parce que j’étais persuadée que je deviendrais accro de l’Indonésie. Alors qu’en fait, de tous les endroits où je suis allée, c’est le seul pays que j’ai quitté sans intention de retour.

En plus, comme l’Indonésie oblige les voyageurs à fournir une preuve de sortie à l’arrivée, cela m’a obligée à booker d’avance des vols vers les destinations suivantes, ce que j'ai trouvé restreignant. Alors la prochaine fois, je veux partir munie d’un seul aller simple en poche, that’s it.

« Regrettes-tu de ne pas avoir visité le Laos, le Cambodge, le Vietnam et davantage l’Inde du Sud (Kerala, Goa, Tamil Nadu) comme prévu? »

Pantoute! Parce que j’assume les choix que j’ai faits. Il faisait vraiment chaud en décembre en Inde du Sud et j’en avais assez des grandes chaleurs, alors pourquoi me forcer à rester? Mais une prochaine fois (est-ce que quelqu’un doute du fait que je n’en ai pas encore fini avec l’Inde?), je me reprendrai bien pour visiter Munnar et naviguer sur les backwaters du Kerala. Pour passer du temps dans un ashram indien, aussi, peut-être.

Quant au Vietnam, je me suis fait une promesse. Parce que je suis très attirée par ce pays, mais que cela fait deux fois que je le délaisse au profit de l’Inde que j'étais incapable de quitter. Alors la prochaine fois que je voyage en Asie, je commencerai par là, sans faute! Suivi du Laos??? (Oh shit, me voilà excitée comme une puce à l’idée de repartir… Qu’on m’apporte deux Ativan!!!)

L’oiseau fait son nid

Quant à moi, je suis en super forme! Je continue de faire mon nid tranquillement. J’avais pensé prolonger le plaisir du voyage en allant faire un tour vers Québec et le Saguenay pour visiter famille et amie. Mais j’ai plein de choses à faire chez nous. Plein de choses que j’essaie de mettre en place avant le retour au travail, aussi. Alors je repousse à l’automne ma visite à Québec (le Saguenay, lui, est passé me voir à Longueuil).

La semaine prochaine, je me pencherai sur l’héritage que m’a légué ma vadrouille.

À bientôt (oui, oui, avec des photos)!

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Merci pour ce magnifique voyage. SVP me fournir votre numéro de téléphone pour que nous puissions
nous rencontrer ( pas avant un mois ) . A bientôt