Retour au boulot

Mise à jour santé

D’entrée de jeu, je tiens à dire que, comme prévu, mes angoisses au niveau de la santé se sont résorbées en même temps que ma poussée d’hormones. Je suis donc de retour à mon habituel état d’esprit, celui qui me fait croire que, peu importe la situation, je ferai avec. Et puis comme on dit : késsé tu veux qu’une fille feze, anyway?

Alors il me reste un dernier test à passer et je revois mon doc en août. Dossier en attente.

Exit la sabbatique et retour au beige

Voilà que mon année sabbatique s’est achevée cette semaine. Je reprenais le boulot le 20 juin. Ce matin-là, je marchais très lentement vers le palais, en me disant qu’il allait peut-être «se passer de quoi», quelque chose qui me sortirait de ma torpeur. Un événement qui me ferait vibrer la motivation, peut-être. Ou une porte de sortie qui apparaîtrait soudainement. Parce que je ne pouvais pas croire que j’allais revenir travailler comme si de rien n’était après un an. J’avais peur de voir à quel point cela avait changé. Ou en fait, j’avais peut-être plus peur encore de constater que cela n’avait pas bougé pantoute.

Parce que moi, j’ai bougé en dedans…

Mes premiers jours de travail ont été un peu bizarres. Si je devais décrire en un mot le sentiment général, je dirais «désintérêt». Pas la moindre petite étincelle d’excitation cérébrale pour me souhaiter la bienvenue! Mais bon, cela ne m’inquiète pas trop parce que je trouve bien normal qu’il y ait un clash monumental entre être en sabbatique et reprendre ses responsabilités professionnelles. Il me faudra juste un peu de temps pour retrouver ma motivation. Et si jamais elle ne revenait pas, je saurai quoi faire : me métamorphoser en mutante! Il y a toujours des offres de mutation dans d’autres ministères, après tout.

Voilà pour le retour au beige.

Bulle de couleur

Par contre, ah les belles faces que j’ai retrouvées au bureau! Ça, c’est très cool. Et plein de couleur.

Et le Vieux-Montréal est toujours aussi beau.

Alors je compte bien profiter de ce beau monde et de ce beau cadre pour attraper l’été par la main et déjouer tout ce beige.

Je suis vernie

Ma première tentative pour me mettre du vernis à ongles a été un désastre. Disons que j’ai manqué de patience. Rester plantée-là, les doigts écartillés en essayant de ne toucher à rien, le temps que cela sèche : quelle plaie! Mais au deuxième essai, j’ai trouvé la méthode facile et efficace pour moi. Après chaque couche, il suffit de danser deux tounes les baguettes en l’air, le tout intercalé de quelques mesures de air harmonica déchaîné. Facile de même.

Bon, c’est vrai que mon chat m’a jugée, ce jour-là, en me regardant aller. Surtout quand je lui ai dédié mon meilleur solo de air harmonica… Quand même, c’était crissement plus drôle que d’attendre que ça passe.

D’ailleurs, des volontaires pour partir un air band? Mais, avis aux air musiciens du dimanche: seuls les semi-pros et les pros seront acceptés aux auditions. J’espère tellement que Poudy, Chabot et Mario Rock vont auditionner! Avec Just-to-buy-my-love aux chorégraphies: le délire. On part en tournée mondiale!

Pffff, ça me blog!

La plupart du temps, je trouve le processus d’écriture jubilatoire. L’euphorie que je ressens quand j'écris est totalement addictive. D’autant plus que je suis une personne introvertie. Alors pour moi, l’expression de soi passe plus par mes tunnels carpiens que par la vibration de mes cordes vocales. J’ai d’ailleurs presque toujours tenu un journal intime.

En contrepartie, comme je suis une grande paresseuse, des fois je me suis vraiment fait chier avec la rédaction du blog. Les jours où cela ne me tentait pas d’écrire, quand je n’avais pas d’inspiration et que je restais hébétée devant l’écran avec les sourcils froncés en me demandant : «Dans quoi je me suis embarquée avec cette idée de publier chaque semaine???»

Mais surtout, ce qu’il y a, c’est qu’écrire chaque article est un long processus.

Des mots qui sonnent, des mots qui raisonnent, des mots right on!

L’écriture, c’est difficile. Un article ne s’écrit pas d’un seul souffle. Derrière chaque texte se tapissent des heures et des heures de réflexion et de travail.

À tout moment (même de nuit), une idée pour mon blog survient. Je traîne toujours un petit carnet de note sur lequel je note mes flashs et sur ma table de travail, une liste de sujets pour les prochains articles.

Ensuite je commence à écrire à partir des idées notées. Mais avant que le texte ne soit prêt à être publié, je passerai des heures à le lire, le relire et le réécrire. En vadrouille, chaque matin, je reprenais mon article en cours pour le peaufiner. Pour en vérifier l’orthographe, la grammaire et la syntaxe, bien sûr, mais aussi, pour y ajouter de la précision, en varier le vocabulaire. Puis couper le superflu, le sans intérêt, le redondant.

Et pour le mettre en doute, aussi, tout en gardant en tête à qui je m’adresse sur mon blog. Est-ce que c’est trop didactique? Manque d’humour? Pertinence? Trop personnel? Trop intellectuel? Trop rentre-dedans? Trop absurde? Trop vague? Pas assez approfondi? Assez intéressant? Trop niché?

Web

Une fois le texte prêt vient le processus de publication sur le blog. Et cela demande du temps, cela aussi. Surtout quand le wifi est déficient!

Télécharger les photos liées.

Copier l’article précédent (pour modèle) et y insérer :
o Nouveau texte, nouveaux titres
o Nouvelles photos
o Mots-clés, étiquettes
o Texte de présentation pour réseaux sociaux
o Nouvelle photo-thème

Prévisualiser, m’assurer que tout est ok (l'apparence générale, les photos à la bonne place, les hyperliens qui fonctionnent, tout ça).

Télécharger sur Instagram les vidéos dont il me faudra insérer le lien direct dans mon article, puis insérer ce lien. Tester le lien.

Publier l’article.

Ajouter le nouvel article dans les menus de Tout Isabelle en vadrouille.

Partager l’article sur Facebook.

Consulter ma boîte de courriels du blog pour répondre au courrier et aux commentaires.

Angoisser dans le cas d’un éventuel retard de publication et informer les abonnés des raisons du retard.

Alors tu blog ou tu blog pas?

Ce que j’essaie de démontrer en parlant de mes péripéties d’écriture, c’est que j’adore ça, mais que c’est une job à temps plein!

Par contre, comme j’y ai trop pris goût pour arrêter, j’ai pensé qu’en attendant de repartir en voyage, je pourrais continuer à alimenter mon blog, mais plus légèrement. Isabelle intervadrouille, quoi! Un mélange de réflexions et de niaiseries, avec des retours occasionnels sur ma vadrouille. Je pourrais aussi raconter d’autres voyages que j’ai faits dans le passé. Puis j’ai envie de partir à la redécouverte de Montréal, un quartier à la fois. Je pourrais vous conter ça, aussi.

Alors je continuerai à écrire, mais la plupart du temps sous forme de courts billets décousus.

Du point A au point Z

Je vous laisse sur probablement la seule statistique que je fournirai à propos de ma vadrouille.

En dix mois, j’en ai fait du millage. Je me suis beaucoup déplacée à l’huile de mollets, mais aussi grâce à 15 avions, 5 trains, une vingtaine de bus et de shuttles, une quinzaine de métro, d’air trains et de tramways, 1 camion, 16 bateaux, rafts et traversiers, 11 motos, 23 taxis, 6 tuk-tuk et rickshaws, 1 tracteur et… Un crazy carpet en plywood!

N’ont manqué que le tapis volant et le vaisseau spatial. Next time!

Quoi que j’ai vu une belle extra-terrestre à chapeau au marché flottant de Damnoen Saduak, près de Bangkok. Mais elle ne m’a pas invitée dans sa soucoupe…

Voilà, c’était donc mon dernier article avant que ma mère ne m’étouffe officiellement pour avoir publié cette photo. Et ce sera bien mérité! Hahaha! (Pardon, pardon, ma belle maman d’amour! Mais ce chapeau… Comment résister? xxx)

Alors adieu à tous!

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Isabelle en vadrouillejohanne pontbriand-vincent Recent comment authors
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johanne pontbriand-vincent
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johanne pontbriand-vincent

Toujours un plaisir de te lire
j’ai hâte de te revoir
bon retour au travail
bisous xxx